Le jeu peut-il bénéficier aux systèmes d'informations ?

Par 09 juin 2010 1 commentaire
Mots-clés : Smart city

La Manchester Metropolitan university propose de généraliser l'utilisation de modules ludiques dans les outils utilisés pour traiter des données informatiques. Une idée qui prête à la discussion.

Pour accroître la performance des salariés en entreprise en leur faisant réaliser des tâches laborieuses de façon moins pénible, la Manchester Metropolitan university propose d'intégrer du jeu dans les systèmes d'informations. L'un de ses chercheurs présente un modèle, baptisé "Game Information System" : il consiste à introduire des programmes ludiques dans les outils utilisés par les salariés dans le traitement des données informatiques. Après les modèles dits "traditionnels", servant d'interfaces entre l'entreprise et les services proposés en ligne, le chercheur entend développer son modèle comme une étape supplémentaire, basée cette fois sur le jeu et la collaboration. Les différents systèmes d'information, du TPS (Transactional Processing System) au DSS (Decision Support System), en passant par le CRM (Customer Relationship Management) et le MIS (Management Information System), entre autres, peuvent ainsi intégrer le jeu, selon le chercheur.
Mettre en place des systèmes de points
En d'autres termes, il s'agit d'introduire du jeu de façon globalisée. "Et c'est bien le problème", explique à L'Atelier Miguel Membrado, consultant spécialisé dans le conseil stratégique chez Kimind consulting. "Utiliser le jeu dans un certain contexte, cela se justifie parfaitement. Pour la formation ou pour favoriser la co-création (via ce que l'on appelle 'l'open interaction') par exemple", développe-t-il. "Mais l'appliquer aux systèmes d'informations de façon aussi large, cela devient problématique", précise-t-il. Dans le détail, le chercheur propose par exemple de mettre en place des systèmes de points, permettant de valoriser certains salariés dans la réalisation de tâches bien spécifiques. Pour Miguel Membrado, ces systèmes de notation peuvent de fait s'avérer intéressants, dans une certaine mesure.
La question des plates-formes virtuelles également soulevée
"Cela permet une certaine auto-régulation, et peut encourager les salariés", note-t-il. "Mais attention, il s'agit d'une arme à double tranchant, qu'il faut utiliser à bon escient : cela peut mettre en porte-à-faux des partenaires professionnels, en les faisant entrer dans une logique concurrentielle", avertit le consultant. Le modèle propose enfin de s'inspirer des plates-formes virtuelles, avec la création d'avatar. Le responsable du projet en souligne les avantages, en termes d'immersion notamment. "Encore une fois, tout dépend de l'utilisation que l'on en fait, et il faut surtout définir en amont une stratégie, afin d'augmenter la productivité de l'entreprise de la meilleure façon", conclut Miguel Membrado.

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Voici le résultat d'une expérimentation que nous avons menée avec dismoiou pour tester l'introduction de gameplay : http://bit.ly/9NCOQB

Soumis par nod-A (non vérifié) - le 10 juin 2010 à 12h30

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