"Les jeux fidélisent le public en créant du lien social"

Par 07 juillet 2010 2 commentaires
Mots-clés : Future of Retail

Le social gaming continue de se développer, et invente différents moyens pour générer des revenus, souvent marketing. Retour sur les modèles économiques en pleine émergence.

Frédéric Lopez est spécialiste du social gaming et consultant e-marketing. Il préside la société Alternative Shift, spécialisée dans les jeux géo-sociaux.
L'Atelier : Quelles solutions s'offrent aux éditeurs de jeux sociaux pour monétiser leurs programmes de façon pertinente ?

Frédéric Lopez : Il y a deux principaux business models, aujourd'hui, dans le secteur du social gaming. D'une part la publicité, qui contraint l'éditeur du jeu à générer une audience conséquente, mais qui couvre tout un spectre de possibilités, allant de la publicité géolocalisée au placement de marques. Et d'autre part "l'item selling", c'est-à-dire permettre aux joueurs d'acheter des biens virtuels, en leur proposant éventuellement un abonnement pour accéder à des options avancées dans le jeu. Enfin, il y a la vente d'applications mobiles. Mais la grande tendance consiste aujourd'hui à proposer dans un premier temps des jeux gratuits, grand public, pour parvenir à rassembler une audience importante. En intégrant ensuite de la publicité dans le jeu une fois que l'on a atteint une certaine masse critique de joueurs réguliers.
Ce modèle qui combine gratuité et contenus marketing est-il celui que l'on retrouve le plus souvent ? Pour quelles raisons ?

C'est le modèle le plus récurrent, en effet. Un jeu entièrement gratuit lorsqu'il est lancé, qui vise à créer une communauté de gamers, afin de valoriser ensuite cette audience auprès des annonceurs. D'autant que le jeu a une persistance dans le temps : il crée du lien social, ce qui participe à la fidélisation du public. C'est d'une certaine manière le principe de toute offre mobile, qui cherche à récupérer sur la longue durée les avantages qu'elle propose dans un premier temps sans contrepartie. Après, il y a d'autres modèles, comme l'advergaming, qui consiste à créer de toute pièce un jeu publicitaire, très orienté viralité. Le but ? Encourager les joueurs/consommateurs à inviter leurs amis à voir leur score, à partager leur création, pour générer le buzz. S'il s'agit encore d'un marché de niche, qui exige une puissance de feu nécessaire de la part des marques pour développer de tels programmes, c'est un modèle qui va incontestablement être amené à se développer dans les années à venir. Comme celui des jeux basés sur la géolocalisation.
Nombreux sont les jeux sociaux qui intègrent la géolocalisation en effet, est-ce que cela ouvre des perspectives marketing spécifiques ?

Avec la démocratisation des smartphones, les joueurs peuvent désormais être en permanence connectés, et géolocalisables. Cela permet de créer des mondes parallèles, avec d'un côté l'espace réel, de l'autre le réseau Internet et ses éléments virtuels. Les marques peuvent investir ce double espace : intégrer des éléments virtuels spatialisés dans le game play, ou mettre en place des jeux de piste, par exemple, pour amener la communauté de joueurs à se retrouver dans la réalité. Les modèles économiques sont nombreux et variés, comme toujours lorsque l'on a affaire à une nouvelle technologie.

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2 Commentaires

pour info, les inscriptions pour la béta-test de Besyde (jeu bientôt proposé par Alt Shift) sont ouvertes sur http://www.besyde.com/

Soumis par Administrateur (non vérifié) - le 08 juillet 2010 à 11h10

Alt shift font pas mal de bruit en ce moment , j ai vraiment hate de voir leur production "besyde" mais pour l instant je n ai trouvé que "soon available" a me mettre sous la dent ;(

Soumis par nico (non vérifié) - le 09 juillet 2010 à 10h29

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