.JOBS (Ressources humaines) Le .JOBS et le .TRAVEL arrivent

Par 18 avril 2005
Mots-clés : Smart city

Les négociations entre l'Icann et les entités candidates à la gestion du .JOBS et du .TRAVEL sont maintenant terminées. Mais le contrat de gestion proposé suscite déjà la polémique.

La phrase est perdue dans les méandres du nouveau contrat de registre proposé par l'Icann. "L'opérateur du registre devra payer des frais de transaction de US$2.00 à chaque incrémentation annuelle sur l'enregistrement initial ou le renouvellement d'un nom de domaine…"

Deux dollars de "taxe" Icann sur chaque opération liée aux nouvelles extensions génériques (dont le .JOBS et le .TRAVEL sont les premières à atteindre le stade de la proposition de contrat registre), c'est beaucoup. Déjà, dans le dossier .NET, la tentative de l'Icann d'imposer des frais de transactions de 1 dollar par opération avait fait bondir les professionnels du secteur.

Car pour les actuelles extensions génériques comme le .COM, cette taxe varie entre 25 et 75 centimes de dollar. Rappelons par ailleurs que, pour le bureau d'enregistrement (registrar), la taxe Icann vient s'ajouter à un "abonnement" annuel donnant le droit au registrar de commercialiser l'extension en question. Un registrar doit donc payer cet abonnement pour chaque extension générique qu'il souhaite proposer à ses clients.

S'ajoutent également un coût de transaction que le registrar paye cette fois au registre de l'extension concernée, toujours à chaque opération sur un nom de domaine.

Enfin, le nouveau budget de l'Icann impose en plus à chaque registrar un "taxe variable" calculée selon le nombre de registrars actifs.

Vers des noms de domaine plus chers

La forte taxe proposée par l'Icann sur le .JOBS et le .TRAVEL va-t-elle en faire des extensions très onéreuses ? S'agissant d'extensions dites "sponsorisées", c'est-à-dire conçues pour représenter et servir une communauté particulière (à l'instar, par exemple, du .AERO ou du .COOP), le tarif final pourrait ne pas trop s'en ressentir. Ces extensions ont en effet tendance à de toute façon être plus chères que les extensions génériques à vocation grand public.

Néanmoins, les tentatives toujours plus nombreuses de l'Icann d'imposer des taxes sur toutes les transactions sur lesquelles le régulateur a un contrôle font grincer de plus en plus de dents… et pourraient, à relativement court terme, commencer à se voir répercuter dans les prix publics des extensions génériques.
Par domaines.info

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