Jouer avec l'unicode pour gazouiller plus longtemps

Par 18 août 2009
Mots-clés : Smart city

Pour contourner la limite des 140 signes imposée par Twitter, un service web utilise des symboles ressemblant à des combinaisons de lettres. Résultat : des tweets moins courts.

Quiconque a utilisé Twitter s’est un jour trouvé confronté à la nécessité de remanier une phrase pour respecter la fameuse contrainte des 140 caractères. Cet obstacle tombe en partie grâce à un nouvel outil web, Maxitweet. Celui-ci permet de poster jusqu’à 200 caractères, soit presque moitié plus que la limite actuelle. Développé par FrisianStyle Productions, ce service Twitter gratuit et entièrement financé par la publicité est basé sur une idée simple. Twitter évolue dans de nombreux pays et ses services sont utilisés dans des langues très diverses.
Combiner des lettres grâce au Cyrillique
Pour pouvoir gérer les différents alphabets, le site de micro-blogging utilise une police de langage universelle : l’unicode. Celle-ci contient des centaines de milliers de glyphes correspondant à des centaines de langues et d’alphabets différents. Maxitweet s’est rendu compte que certains glyphes ressemblaient à des combinaisons de plusieurs lettres de notre alphabet. « Nous avons passé des semaines à chercher les associations de glyphes possibles dans de nombreuses écritures comme le Cyrillique, le Thaï, l’Arabe, l’Hiragana... » explique Wytze Hoekstra, chef de projet chez FrisianStyle Productions. L’équipe a ensuite créé une application javascript qui transforme le texte proposé.
Un service qui se veut ponctuel
Pour Maxitweet, le but n’est pas de remettre complètement en cause la limite de 140 caractères. Limite qui a fait l’identité même de Twitter. Il s’agit avant tout de permettre à des utilisateurs de passer outre cette limite de manière ponctuelle. Les agences de presse, qui sont parmi les plus grandes utilisatrices du service de micro-blogging, seront ainsi en mesure de livrer une information complète plutôt que de simplement poster un lien vers elle. À condition d'accepter un rendu parfois à la limite de l'acceptable. Et il est de toute façon certain que des utilisateurs se montreront frustrés par cette nouvelle limite.

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