Les journalistes jugent la communication des acteurs de la santé

Par 17 mars 2003
Mots-clés : Smart city

La société de conseil en communication et stratégies d’information Hopscotch (http://www.hopscotch.biz) et l’agence européenne de communication santé Drouant International ...

La société de conseil en communication et stratégies d’information Hopscotch (http://www.hopscotch.biz) et l’agence européenne de communication santé Drouant International (http://www.drouant-international.com) ont réalisé une enquête auprès de 50 journalistes de la presse médicale et santé, afin de mieux connaître les attentes de cette presse en termes d’informations. Invités à citer les laboratoires leur adressent régulièrement de l’information, près des trois quarts des journalistes ont cité spontanément cinq acteurs en moyenne. Pfizer, suivi de Glaxo Smithkline et à égalité à la troisième place de Roche et Pierre Fabre, constituent le trio de tête. Près des deux tiers des journalistes interrogés jugent « utile » l’information diffusée à la presse par les laboratoires pharmaceutiques. Toutefois, près de la moitié d’entre eux la juge « partiale ». Un tiers considère la communication « insuffisante » ou « peu adaptée à leurs besoins ». Près de 90 % des journalistes nomment un ou plusieurs organismes de santé publique. L’Assurance maladie est le plus souvent citée à travers ses différentes entités ou appellations. L’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé et l’INSERM viennent ensuite, suivie à la 4ème place par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. L’information diffusée par ces organismes est jugée « pertinente » par 41 % des journalistes et « utile » par 57 %. Toutefois, près d’un quart des journalistes interrogés considérent l’information diffusée par les acteurs publics comme insuffisante ou peu adaptée à leur besoin. Si certains apprécient la disponibilité et l’efficacité de leurs interlocuteurs au sein de ces institutions, d’autres critiquent l’insuffisance de la communicaiton ou les carences des dossiers reçus. Près de 60 % des journalistes, appartenant surtout à la presse spécialisée santé grand public, ont pu citer des associations de patients leur adressant régulièrement de l’information. Les trois noms les plus cités sont ceux de l’AFM, la ligue contre le Cancer ou les associations de diabétiques. Moins de la moitié des journalistes interrogés estiment cette information « utile » et près de 20 % « insuffisante ». Un peu plus de la moitié des journalistes, appartenant essentiellement à la presse grand public, spécialisée santé ou non, ont cité spontanément les noms d’industriels ou de collectives agro-alimentaires leur adressant régulièrement de l’information. L’Aprifel, suivie de deux industriels Nestle puis Danone sont les plus cités. 27 % considèrent l’information diffusée par ces acteurs comme « partiale », 23 % comme « utile ». Le deuxième volet de l’enquête concerne les outils d’information privilégiés par ces journalistes.
Tous les journalistes interrogés disposent d’une connexion Internet sur leur lieu de travail, dont près de 80 % d’une connexion haut débit. 83 % disposent également d’une connexion Internet à leur domicile, dont 47 % en bas débit et 36 % en haut débit. Plus d’un journaliste sur trois utilise les espaces presse en ligne des acteurs de la santé. Ce sont essentiellement les collaborateurs de la presse professionnelle. Près des deux tiers des journalistes interrogés n’apprécient pas la protection de ces espaces sécurisés par login et mot de passe. Pour plus de 84 % des journalistes, leur source prioritaire d’information est l’interview des acteurs de santé, pour 78 % les dossiers et communiqués de presse. Le réseau personnel (68 %), les sites web des acteurs concernés et les publications scientifiques (62 % chacun) arrivent ensuite à quasi égalité. Les trois quarts des journalistes de la presse santé réalisent l’interview le plus souvent par téléphone, même si plus de la moitié déclare aussi les réaliser en face à face. 59 % des journalistes du secteur de la santé préférent recevoir l’information par courrier, 51 % la réception des informations par e-mail et 40 % restent favorables aux conférences de presse. (Christine Weissrock – Atelier Groupe BNP Paribas – 17/03/2003)

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