Les journaux veulent augmenter leurs recettes sur Internet.

Par 19 octobre 1998

Les éditeurs commencent à mieux maîtriser les recettes de leurs sites Web au fur et à mesure que l’audience d’Internet grandit. Les abonnements, la publicité et le commerce électronique constituent ...

Les éditeurs commencent à mieux maîtriser les recettes de leurs sites Web
au fur et à mesure que l’audience d’Internet grandit. Les abonnements, la
publicité et le commerce électronique constituent l’essentiel des recettes.
Dans leur grande majorité, les éditeurs estiment que l’information doit
demeurer gratuite sur Internet. Les Echos et Le Monde en France sont une
exception. Le Wall Street Journal reste une référence et un succès dans le
domaine de l’information payante. Sur ses 250 000 abonnés, deux tiers ne
sont pas abonnés à la version papier du journal.
Si certains articles et services sont gratuits sur le site de
l’hebdomadaire britannique The Economist, l’accès aux archives est payant
(1 dollar l’article). Il faut souscrire à un abonnement de 30 livres (300
F) pour accéder à la totalité du service.
20 % des abonnés à The Economist se sont enregistrés sur Internet depuis
un an. Le groupe compte 3 500 abonnés ayant souscrit uniquement au site
interactif. Chaque mois, les abonnés consultent environ 60 pages, soit dix
fois plus que les non abonnés.

Concernant les petites annonces, les journaux regroupent très souvent
leurs forces. Les principaux quotidiens aux Etats-Unis ont ainsi lancé
Career path regroupant sur Internet leurs annonces d’emploi.
En association avec Le Monde, Havas en France a mis en place Cadres on
line.
Selon une étude de l’Association des journaux américains, moins de la
moitié des quotidiens ont mis des petites annonces en ligne, alors que
plus de 2 400 sites offrent ce service. L’Association avertit “les
journaux doivent mettre leurs annonces sur le Web maintenant, sinon elles
risquent de les perdre face à leurs concurrents higt tech” comme par
exemple Microsoft qui a lancé un site d’annonces automobiles.
Selon Jupiter communications, le marché américain des PA représente
aujourd’hui 16,8 milliards de dollars (92 milliards de F) et devrait
atteindre 20 milliards en 2002. Selon le cabinet d’études, 10 % de ces
revenus proviendront alors des services en ligne.

Le grand pari pour les journaux sera de prendre position dans le commerce
électronique. Avec 6 600 000 pages vues par jour, USA Today se place en
quatrième position derrière ESPN, ABC News et CNN. Un tiers de ses revenus
provient des transactions électroniques, en particulier dans le secteur
des voyages et des ventes de livres.
(Le Monde 20/10/1998)

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