JP Morgan prévoit un développement important en Europe des transactions boursières sur Internet.

Par 03 septembre 1999

Selon une étude de la banque d'affaires américaine JP Morgan, le marché européen du courtage en ligne devrait passer de 400 000 comptes en ligne fin 1998 à 900 000 fin 1999 et atteindre les 8,3 mill...

Selon une étude de la banque d'affaires américaine JP Morgan, le marché
européen du courtage en ligne devrait passer de 400 000 comptes en ligne
fin 1998 à 900 000 fin 1999 et atteindre les 8,3 millions fin 2002.
Aux Etats-Unis, ce marché représente déjà près de 7,5 millions de comptes
en ligne.
Les volumes moyens de transaction sont cependant plus élevés en Europe
qu'aux Etats-Unis.
La mise en place de systèmes de retraite par capitalisation devrait
accroître le nombre d'actionnaires individuels en Europe. Selon la banque,
les courtiers en ligne devraient absorber une partie de cette croissance.
Actuellement, le courtage en ligne est le plus répandu en Allemagne (400
000 comptes en ligne attendus fin 1999), en Suède (200 000) et en France
(100 000).
Selon JP Morgan, l'Allemagne devrait conserver son avance et compter 2,9
millions de comptes en 2002. Offrant les produits bancaires en ligne les
plus sophistiqués, la Suède devrait compter 1,5 million de comptes titres
en ligne à cette même date.
La France, pour sa part, marché "encore petit en nombre d'utilisateurs"
apparaît "beaucoup plus importante en termes de volumes échangés. Ces
volumes devraient en effet atteindre en 1999 les deux tiers des volumes en
Allemagne, pour un nombre de comptes en ligne nettement inférieur.
Selon l'étude, le marché français devrait connaître une progression très
rapide pour atteindre 1 million de comptes en 2002.
Avec plus de 76 000 clients, Cortal (filiale de Paribas) domine le marché
français. Toutefois, ses concurrents rattrapent rapidement leur retard en
termes de volumes de transactions.
Le courtage en ligne est "sous-développé de manière surprenante" au
Royaume-Uni et en Suisse. Toutefois, l'arrivée de nouveaux concurrents sur
le marché britannique devrait permettre à celui-ci de se développer et
d'atteindre la deuxième place européenne dès 2002 devant la Suède.
(Christine Weissrock - 3/09/1999)

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