Jusqu'en 2016, le SMS n'est pas prêt de s'essouffler

Par 01 juin 2012
Mots-clés : Smart city, Amériques, Asie, EMEA
SMS

Le SMS demeurera encore pour quelques temps le service le plus lucratif de l'envoi de messages. Et ce, malgré une forte croissance de la messagerie instantanée.

 

Malgré le développement des applications et nouveaux services de messagerie sur mobile, le SMS garde sa place de leader de la communication écrite. Du moins, jusqu'en 2016, à en croire le rapport d'Informa Telecoms & Media. Et pour cause, grâce à lui, les opérateurs mobiles généreront sur ces cinq années un revenu évalué à 722,7 milliards de dollars. Dans le détail, ces revenus vont connaître un taux de croissance annuelle de 3% sur la période. On note néanmoins une diminution de la croissance des revenus générés par ce moyen de communication dans certaines régions développées. Mais pas dans toutes puisque l'Europe occidentale va générer, en cinq ans, le plus de revenus, soit 174,1 milliards de dollars. Suivie par l'Asie Pacifique qui totalisera, elle, 173,8 milliards de dollars entre 2011 et 2016.

L'ascension de la messagerie instantanée

L'augmentation des revenus générés est d'autant plus importante que le SMS fera face à une baisse du poids de ces messages écrits du point de vue du trafic. En effet, les échanges devraient atteindre 9,4 billions de SMS en 2016, bien plus que les 5,9 billions de 2011. Mais ces billions de SMS ne représenteront que 42,1% des échanges mondiaux de messages via mobile, accusant une forte diminution comparés aux 64,1% que constituent leur part de ce marché en 2011. Cette part devrait être alors récupérée par la messagerie instantanée qui, générant 7,7 billions de messages en 2016, contre 1,6 billion en 2011, doublera sa part dans le marché mondial du message sur mobile de 17,1% à 34,6% sur la période. Ceci ne devrait pas, pour autant, inquiéter les opérateurs téléphoniques qui concentreront plus de la moitié des revenus issus de ce service en 2016 (54%), totalisant un revenu de 8,7 milliards de dollars.

Les offres complètes des opérateurs

Bien plus, donc, que la part des acteurs Over The Top (OTT players) tels que WhatsApp ou iMessage, évaluée à 46%. Et ce, malgré une augmentation sensible puisque ces derniers représentaient 37% du marché en 2011. Ceci pourrait s'expliquer par les offres adaptées des opérateurs, selon Pamela Clark-Dickson, analyste sénior contenu mobile et applications chez Informa Telecoms & Media, puisque, par exemple, "les opérateurs qui offrent des tarifs intégrés qui incluent des parts de voix, de SMS et de données mobiles, continuent de voir croitre leur trafic de SMS et de constater un moindre impact sur les revenus générés par le SMS". L'e-mail, quant à lui, devrait représenter 16,3% des revenus en 2016, soit 32 milliards de dollars, positionnant ce secteur en 2ème service le plus lucratif. A noter, enfin, que le MMS, dont le trafic demeurera faible en 2016 (1,7%), pèsera tout de même 10,6% des revenus mondiaux du secteur, ce qui en fait un service à ne pas négliger.

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