La justice américaine se penche sur le rachat de DoubleClick par Google

Par 30 mai 2007
Mots-clés : Amérique du Nord

L'enquête préliminaire devrait déterminer si l'acquisition de DoubleClick par Google porte atteinte à la concurrence sur le marché de la publicité en ligne...

L’enquête préliminaire devrait déterminer si l’acquisition de DoubleClick par Google porte atteinte à la concurrence sur le marché de la publicité en ligne.
 
La FTC (Federal Trade Commission), le régulateur américain, a ouvert une enquête préliminaire sur la prise de contrôle pour 3,1 milliards de dollars du spécialiste de la publicité en ligne par Google. Il faut croire que les protestations de Microsoft - qui avait très vite exprimé son inquiétude face à un rachat susceptible d'entraîner des problèmes de confidentialité concernant les données des internautes - et de trois associations de consommateurs ont porté leurs fruits.
 
Des associations de consommateurs satisfaites
 
Pour les associations et sociétés qui craignent une tentative de leadership sur la publicité online, cette annonce est une bonne nouvelle. "Nous pensons qu'il est très important que la FTC jette un œil à ce rachat", estime Marc Rotenberg, directeur exécutif de l'Electronic Privacy Information Center, une association qui lutte pour le respect de la vie privée, dans des propos rapportés par le New York Times.
 
Il faut dire que Google possède déjà, grâce à ses propres services comme son moteur de recherche ou sa boîte électronique Gmail, un grand nombre d'informations sur les internautes, comme l'adresse IP ou les mots clés tapés par les utilisateurs.
 
Quant à DoubleClick, il piste les sites que les internautes visitent afin de proposer à ses clients (AOL, MySpace...) des informations comportementales pour mieux cibler leur public. La fusion des deux firmes pourrait dès lors donner à Google un immense contrôle du marché de la publicité en ligne. Un marché estimé à pas moins de 20 milliards de dollars rien qu'aux Etats-Unis...
 
Pour Google, c'est une nouvelle atteinte à sa politique de conservation des données. En effet, le moteur de recherche est également soupçonné par un comité d'experts européens dédié à la protection des données d'aller à l'encontre des lois communautaires.
 

Google se met à la lutte antivirus
 
Face à ces divers soupçons, le moteur de recherche ne se démonte pas, et continue de diversifier ses activités. Il s'offre aujourd'hui Greenborder Technologies, qui commercialise un système de mise en quarantaine des logiciels malveillants: virus, chevaux de Troie ou logiciels espions. Cette transaction, dont le montant n'a pas été communiqué, pourrait annoncer l'arrivée de Google sur le terrain de la sécurité.
 
Microsoft, déjà engagé sur le marché des suites de sécurité avec Windows Live OneCare, doit-il y voir une nouvelle attaque de la part de son principal concurrent?

Mathilde Cristiani pour L'Atelier

(Atelier groupe BNP Paribas – 30/05/2007)

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