La justice australienne autorise les "modification chips" sur la playstation

Par 10 octobre 2005

Eddy Stevens installait et vendait des modchips à Sidney. Ces puces permettent que la console de Sony lise des jeux copiés ou bien importés. C'est donc contre lui que s'est retourné, depuis quatre...

Eddy Stevens installait et vendait des modchips à Sidney. Ces puces permettent que la console de Sony lise des jeux copiés ou bien importés. C'est donc contre lui que s'est retourné, depuis quatre ans, le géant japonais qui se sentait menacé par le piratage. Après un jugement de fonds et un appel, la justice australienne a finalement rejeté la demande de Sony.
Le format des jeux de Playstation n'est pas le même partout dans le monde. Il dépend du standard du système de télévision utilisé dans le pays (NTSC aux Etats-Unis, PAL en Australie). La Playstation utilisée en Australie ne peut donc pas lire les jeux achetés aux Etats-Unis, à moins de pirater un code pour la "dézoner".
La justice a cependant considéré que les modchips autorisait le piratage mais permettait surtout au consommateur australien de jouir d'une concurrence plus juste en lui donnant accès aux jeux achetés à l'étranger. Ainsi, les prix s'ajustent puisque le même jeu ne peut plus être vendus plus cher en Australie qu'aux Etats-Unis.
La conclusion de la cour australienne est que les modchips ne sont pas illégales puisqu'elles n'ont pas comme unique objectif d'enfreindre le copyright australien. "C'est une sacrée victoire pour le consommateur", a commenté Eddy Stevens. Le marché des jeux de playstation australien est soumis la concurrence mondiale.
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Sony a vendu 100 millions de PlayStation et 90 millions de PS2 (03/06/2005)
(Atelier groupe BNP Paribas- 10/10/2005)

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