Au Kenya, le m:lab veut faciliter la pérennisation de l'innovation

Par 17 juin 2011
Mots-clés : Smart city, Afrique
m:lab Kenya

A la fois incubateur, centre de formation en technologies mobiles et compétences business, et plate-forme de tests, l'entité vise à fournir aux jeunes entrepreneurs les connaissances nécessaires pour rendre une idée commercialisable.

"Les entrepreneurs ont beaucoup d'idées innovantes mais souvent un manque important de connaissances sur la manière de monter et pérenniser une entreprise", expliquait à L'Atelier Nimeet Dodhia, un Business Angel, à l'occasion de Pivot 25. Pour y remédier, il est nécessaire de leur apporter la connaissance nécessaire, mais aussi les moyens de toucher le marché : contacts, accès à Internet, locaux... Dernière initiative en date : le m:lab, qui était inauguré jeudi à Nairobi. Le laboratoire incubera des jeunes pousses (par sessions de six mois), et fournira des formations techniques et business aux incubés et à des participants extérieurs. Il se présente aussi comme un centre de test de services et d'applications. "Le but est de favoriser la création d'un écosystème pérenne et surtout rentable", souligne Ken Mwenda, responsable d'eMobilis, l'un des partenaires opérationnels de la structure. 

Un incubateur dédié au mobile

Ce qui est intéressant également, c'est que, par rapport aux autres incubateurs déjà existants dans le pays, comme celui de l'ICT Board, celui-ci est centré sur le mobile. Surfant du coup sur l'engouement pour le cellulaire que connaît le Kenya, et le continent. "Pour chaque achat de PC en Afrique sub-saharienne, il y a quatorze acquisitions de mobiles", ajoute ainsi Ken Mwenda. En ce qui concerne le modèle d'affaires, "le m:lab a pour finalité de devenir rentable", note John Kieti, le responsable de l'entité. "A court terme, nous demanderons un loyer très modéré aux incubés. Mais surtout, nous comptons réaliser des partenariats financiers avec des entreprises comme MIH, qui finance la salle de formation". Enfin, les plates-formes de tests - fournies par Nokia, Samsung ou encore Ericsson - seront proposées contre rémunération. Sur le long terme, un pourcentage sera demandé aux entreprises qui sortiront de l'incubateur. 

Intégrer les opérateurs

L'entité est financée par InfoDev, un programme de la Banque mondiale, à hauteur de 400 000 dollars. L'organisme a réalisé un partenariat public/privé avec Nokia et le ministère finlandais des affaires étrangères. Au quotidien, elle sera menée par quatre partenaires : eMobilis, la World Wide Web Fundation, iHub et la School of Computing and Informatics de Nairobi. Qui apporteront formation, contacts professionnels, mentorat... Restent des absents : les opérateurs. "Nous avons tenté de les inclure dès le début du projet, mais quand quelque chose est nouveau, les gros acteurs ont parfois du mal à en saisir la teneur ou ne veulent pas forcément y être associés", répond Ken Mwenda. "Nous espérons cependant les associer à terme, pour du mentorat, du partnership, du testing...". 

lab au Kenya

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