Au Kenya, le mobile confirme son rôle de levier du développement économique

Par 06 décembre 2010
Mots-clés : Smart city, Afrique
mobile et argent en liquide

Les services de communication et de m-paiement, adoptés massivement au cours de la dernière décennie, renforcent la croissance économique du pays.

 

Le téléphone portable, comme vecteur de communication mais aussi comme moyen privilégié pour des services financiers, représente la pierre angulaire de la croissance économique au Kenya, selon le dernier rapport* de la Banque Mondiale. De fait, à la fin de l’année 2010, près de 90 % de la population kényane possède un forfait mobile, selon les analystes. Chiffre mis en perspective dans le rapport avec la situation antérieure. Une décennie plus tôt, seuls 3 % des foyers avait un téléphone portable, et moins d’un Kényan sur mille bénéficiait de services mobiles. Ainsi, les nouvelles technologies en général – et le mobile en particulier - ont été massivement adoptées ces dix dernières années et jouent désormais un rôle majeur dans le développement économique du pays.

Le m-paiement au cœur des services innovants

Les services de m-paiement (d’abord mis en place par Safaricom avec M-Pesa, puis par Zain avec la solution Zap, YuCash, et plus récemment Orange Money) ont favorisé cette croissance. La Banque Mondiale estime qu’à la fin de l’année 2010, 15 millions de Kényans (soit les trois quarts de la population adulte du pays) utiliseront des services de paiement sur mobile, pour des transferts estimés à 7 milliards de dollars sur l’année. Le mobile constitue ainsi une clé de la croissance. “Les factures d’électricité ou d’eau peuvent être payée via mobile, et en 2009 plus de 11 % des utilisateurs de téléphones portables indiquaient se servir de leur mobile pour ce faire”, développent les auteurs du rapport.

Un secteur dynamique

Le téléphone s’inscrivant dans la vie quotidienne des individus. Par ailleurs, l’adoption généralisée du mobile comme moyen de communication a été encouragée par un secteur dynamique, qui a peu à peu rendu accessibles au plus grand nombre ces appareils. Les analystes soulignent ainsi que le prix moyen d’un appel a décliné tout au long de la décennie, passant de près de 17 Kshs (20 centimes de dollars) en 2002 à 3 Kshs en 2010 (soit moins de 4 cents). La régulation du marché par le gouvernement a renforcé cet état de fait. 

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