Au Kenya, le paiement en ligne passe par le mobile

Par 19 mai 2010 1 commentaire
Mots-clés : Smart city

La plate-forme de PesaPal permet de régler des biens et des services sur Internet depuis la plupart des porte-monnaies mobiles existant dans le pays.

Comment encourager le développement du e-commerce dans des pays où celui-ci est balbutiant ? En passant par le mobile, répond PesaPal. La start-up kenyanne propose une plate-forme qui permet à un consommateur d'acquérir un bien ou un service en ligne en transférant de l'argent de son porte-monnaie mobile - indifféremment M-Pesa (Safaricom), Zap (Zain) ou YuCash (Yu), vers le compte du commerçant. Les cartes de crédit sont aussi acceptées. Mais, explique à L'Atelier Agosto Liko, fondateur de PesaPal, "seuls 300 000 Kenyans environ utilisent des cartes de paiement fréquemment. Parallèlement, le pays compte entre neuf et dix millions de porte-monnaies mobiles". Techniquement, il suffit de cliquer sur le logo Pesapal intégré au site marchand. L'internaute est alors redirigé vers le site de la compagnie, où il doit choisir son moyen de paiement. L'argent est alors transféré à la start-up kenyanne, qui le redistribue automatiquement sur le compte du marchand.
Paiement avec facture
"Notre but est de transformer les systèmes d'envoi et de réception d'argent en systèmes de paiement avec facture", note le responsable. Et d'ajouter : "aujourd'hui, quand vous payez avec l'un de ces comptes mobiles, vous n'avez pas de reçu". Ici, les consommateurs gardent une trace de leur achat : un email leur est envoyé, et PesaPal garde une trace électronique valable pendant sept ans. Seul bémol, la solution ne propose pas encore de service de rétractation ou de garantie. "Mais en tant qu'intermédiaire, nous veillons à la bonne tenue des transactions. En cas de problème, nous pouvons retirer notre accord avec un marchand", précise Agosto Liko. Autre chose : "nous espérons également intégrer l'ensemble des systèmes de paiement électronique existants, qu'ils proviennent d'opérateurs ou de banques, comme Barclay's Hello Money". Le service visant à réunir l'ensemble des modes de paiement dont bénéficie potentiellement un individu. Pourquoi ?
Encourager les commerçants à passer sur le web
Parce que la solution propose d'acheter des biens, mais aussi des services.  Or chacun d'entre eux ne propose pas à l'origine tous les modes de paiement. Parmi les possibilités évoquées par le fondateur : achat de produits de grande consommation, mais aussi paiement à distance de factures d'électricités ou règlement de scolarité. "Notre système ne vise pas tant les utilisateurs défavorisés que la classe moyenne, qui veut consommer et gagner du temps". Côté commerçant, le service a pour but de les encourager à ouvrir une antenne en ligne et de proposer un système de paiement sécurisé pour les deux parties. Mais aussi de profiter d'une interface unique regroupant toutes les sources de paiement. PesaPal propose aussi une API à disposition des compagnies qui souhaitent intégrer le système à leur infrastructure. A noter : la start-up fait partie de celles dans lesquelles eVA Fund a injecté des fonds.

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1 Commentaire

Cet article date de 2010 et j'ai vu que Pesapal a beaucoup évolué depuis tout ce temps.
Chez nous à Madagascar, un opérateur téléphonique permet également de faire ce genre de chose.
Notre agence cherche à fusionner le mobile banking des 3 opérateurs téléphoniques locaux avec un seul système Pesapal, ou bien les intégrer à Pesapal. On verra ...

Soumis par Rija (non vérifié) - le 12 juin 2014 à 08h51

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