Kertel va vendre ses cartes prépayées dans les 900 points de vente des

Par 09 février 1999
Mots-clés : Digital Working, Europe

Relais H. Ayant débuté son activité en juin 1998, la filiale du groupe Pinault-Printemps-Redoute, Kertel étend le réseau de distribution de ses cartes téléphoniques prépayées en signant un accord...

Relais H.
Ayant débuté son activité en juin 1998, la filiale du groupe
Pinault-Printemps-Redoute, Kertel étend le réseau de distribution de ses
cartes téléphoniques prépayées en signant un accord avec les Relais H.
Plusieurs accords ont déjà été conclu, notamment avec Carrefour et Shell,
sans oublier les propres enseignes de PPR dont la Fnac.
Disposant de 900 points de vente, en particulier dans les zones de
transport (métro, aéroports, gares), Relais H accueille chaque jour 700
000 clients. Distribuant déjà des télécartes, des cartes GSM rechargeables
et des cartes prépayées, Relais H revendique du reste le rang de premier
réseau privé de distribution de cartes téléphoniques, avec 20 000 unités
vendues quotidiennement.
Pascal Béglin, le PDG de Kertel précise "nous tablons sur une part de
marché supérieure à 20 % sur le réseau de Relais H".

Sur un total de 700 000 cartes placées, en moins d'un an d'activité, sur
les différents réseaux de distribution, 350 000 ont été utilisées au moins
une fois, 25 % ont été rechargées. Chaque mois, le trafic augmente de 20
%.
Après un investissement initial de 40 millions de F, Kertel prévoit
d'investir 100 millions de F sur les deux prochaines années pour
accompagner ce développement.
Non seulement, Kertel va étendre le nombre d'autocommutateurs pour
atteindre une couverture nationale, mais la filiale de PPR compte attaquer
France Télécom sur le terrain résidentiel et celui des petites
entreprises.
Pascal Béglin affirme "dès mars nous seront en mesure de garantir aux
abonnés des tarifs moins chers que France Télécom sans qu'ils aient à
changer leur numérotation" grâce à un boîtier qui sera installé chez
l'abonné.
Internet est actuellement à l'étude avec des services de voix utilisant le
protocole Internet ainsi qu'un service de commerce électronique. Par
ailleurs, Pascal Béglin étudie de près le dossier du "dégroupage", une
technique qui permet d'accéder au marché local et à l'abonné final sans
dépendre de France Télécom.

Kertel va poursuivre l'extension de son réseau de distribution. Des tests
sont actuellement en cours avec La Poste sur les départements du Rhône et
de Charente-Maritime. A l'issue de ces tests, un appel d'offres sera
lancé.
Kertel prévoit de réaliser cette année un chiffre d'affaires entre 150 et
400 millions de F, en fonction de ses développements, contre 60 millions
au bout de six mois d'activités.
(La Tribune - 09/02/1999)

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