L’Administration intensifie sa marche vers le « e » : deuxième partie

Par 03 mars 2003
Mots-clés : Smart city, Europe

La société d’études et de conseil Markess International (http://www.markess.fr), spécialisée dans l’analyse des nouvelles technologies et de leurs impacts sur les organisations, vient de publier ...

La société d’études et de conseil Markess International (http://www.markess.fr), spécialisée dans l’analyse des nouvelles technologies et de leurs impacts sur les organisations, vient de publier une nouvelle étude intitulée « Modernisation de l’Administration et Nouvelles Technologies : Eneux & Opportunités ». Selon Markess, le budget total IT de l’administration centrale devrait s’établir entre 5,5 et 6 milliards d’euros en 2003, représentant ainsi près de 2 % du budget de l’Etat et 8 % de la dépense totale IT prévisionnelle de la France. Cela devrait représenter une croissance d’environ 4 à 5 % par rapport à 2002, tirée essentiellement par les ministères clés et les chantiers NTIC de modernisation prioritaires. Selon les estimations de Markess pour 2003 : - 30 à 35 % environ de ces budgets IT correspondent à des projets prioritaires de système d’information, dont une partie non négligeable repose sur des NTIC, - 15 à 20 % concernent de nouveaux projets et des projets de modernisation de systèmes existants, avec une forte composante NTIC, - les 45 à 55 % restants sont dédiés aux actions incompressibles (logistique, téléphonie, réseaux, consommables ...) et au maintien du potentiel. Les prochaines étapes vers l’administration électronique seront, sans aucun doute, les plus mobilisantes. 68 % des responsables de l’administration centrale interrogés évoquent, parmi les enjeux principaux, les aspects humains, 59 % les problématiques organisationnelles et techniques, 32 % les aspects réglementaires et 27 % les aspects financiers. Ne disposant pas en interne des ressources suffisantes et des compétences pour répondre aux enjeux évoqués, les responsables de l’administration centrale interrogés précisent qu’ils se feront sûrement accompagner par des prestataires externes. Selon le profil du responsable interrogé, les supports attendus sont différents. Ainsi, les profils : - Politiques avancent avoir besoin d’études d’état de l’art en matière d’e-administration, de support en benchmarking, d’accompagnement au pilotage et à la conduite de projet et de conseil et d’assistance en organisation. - Opérationnels déclarent avoir aussi des besoins en amont en études d’état de l’art, mais surtout des attentes fortes en assistance à la maîtrise d’ouvrage, en réalisation et développement applicatif, et en intégration. - Informatiques précisent que leurs besoins se concentrent sur la réalisation et le développement applicatif, la sécurité, l’assistance et le support. Les catégories de prestataires qui devraient être les plus sollicitées sur les projets NTIC des responsables de l’administration centrale sont : - les SSII pour 71 % des responsables interrogés, - les cabinets de conseil, notamment les cabinets de conseil en organisation, pour 53 % d’entre eux, - les éditeurs pour 41 % d’entre eux. 29 % comptent recourir à des sociétés spécialisées plus particulièrement dans le suivi de projet et la sécurité. La formation, les ressources humaines, les industriels spécialisés dans les cartes à puce, les lecteurs, les bornes, les spécialistes métiers et les cabinets d’avocat figurent parmi les autres domaines de spécialisation évoqués. Toujours selon Markess, le secteur de l’administration (centrale et locale) devrait représenter 13,7 % du marché total des services IT français en 2004, contre 12,4 % en 2002. (Christine Weissrock – Atelier Groupe BNP Paribas – 03.03.2003)

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