L’adoption de solutions d’eProcurement n’est pas toujours gage de

Par 08 octobre 2001
Mots-clés : Future of Retail

rentabilité. Selon une étude pan européenne d’Accenture (http://www.accenture.com/fr), les entreprises européennes ayant adopté les technologies d’eProcurement, ont obtenu des résultats variables...

rentabilité.
Selon une étude pan européenne d’Accenture (http://www.accenture.com/fr),
les entreprises européennes ayant adopté les technologies d’eProcurement,
ont obtenu des résultats variables selon qu’elles ont mis en œuvre des
fonctionnalités de gestion de commandes via catalogues en ligne
(eRequisitioning) ou d’appels d’offres et d’enchères en ligne.
Une première étude offrait un panorama général de la pénétration du
e-Procurement sur le marché européen. Cette seconde étude est axée sur
les premiers utilisateurs de cette technologie, recourant aux méthodes les
plus innovantes dans ce domaine.
Alors que de nombreuses entreprises n’ont en moyenne affecté que 1 à 2 %
de leurs dépenses aux enchères (les objectifs avoisinent le 30 %), le
degré de satisfaction est très important. L’investissement a en effet
accéléré l’ensemble du cycle de négociation et permis de réduire les coûts
de manière significative le plus souvent.
Selon Richard Laub, associé d’Accenture et spécialiste du eProcurement, «
par rapport à un système d’appels d’offres traditionnel, on observe que
l’enchère en tant que telle offre une valeur incrémentale de 3 à 5 % pour
un surcoût moyen d’environ 1 à 2 % de la valeur de l’enchère ».
Selon l’étude, lorsque un certain nombre d’éléments sont réunis, comme une
sélection minutieuse de la nature des produits et un choix opportun du
moment de l’enchère, une bonne orchestration de la communication avec les
fournisseurs et de leur formation, un travail d’achat minutieusement
conduit en amont, l’identification de la technologie d’enchères et
d’appels d’offres en ligne appropriée et l’accès à l’infrastructure de
support adéquate, le potentiel des enchères inversées en ligne est
pleinement exploité.
Quatre prestataires de services d’enchères en ligne ont été identifiés par
l’étude : les prestataires de services spécialisés (exemple Freemarkets et
Accenture DPS), les places de marché indépendantes spécialisées dans une
catégories de produits, les places de marché verticales (exemble Covisint,
CPGmarket) et les solutions internes consistant pour les entreprises à
acheter une licence à des sociétés et à l’exploiter en interne.
D’après l’étude, les programmes d’eRequisitioning développés en interne,
nécessitant de lourds investissements en technologie, en création et
maintenance de catalogues ainsi qu’en intégration de systèmes, sont mieux
adaptés aux grandes multinationales. Ces solutions sont jugées peu
appropriées à de nombreuses catégories d’achats indirects, comme les
services, les achats configurables et les achats « projets », représentant
en moyenne près de 80 % des achats indirects des entreprises.
Selon l’étude, une majorité d’entreprises européennes sont encore à un
stade peu avancé du eRequisitioning. La plupart d’entre elles ont commencé
à l’appliquer au 2ème semestre 2000 ou début 2001. Les entreprises
estimant « avoir une longueur d’avance sur les autres » ont, pour leur
part, encore une phase de déploiement devant elles de 2 à 3 ans.
Les premières a avoir adopté ces solutions ont enregistré un faible taux
de pénétration des achats et des utilisateurs ciblés, respectivement de 20
% et 10 % environ. En outre, en raison des difficultés liées à
l’intégration des systèmes, ces entreprises ont souvent dépassé
l’investissement initialement budgété de 20 à 40 %.
L’étude révèle aussi que les places de marché présentent un intérêt majeur
du e-Procurement. Les acteurs phares de l’industrie et les grandes
multinationales ont établi leurs propres plates-formes d’échanges
électroniques. Un petit nombre a déjà crée ou va créer sa propre place de
marché privée à titre indépendant.
D’après l’étude, les entreprises considèrent les consortiums industriels
comme le modèle de place de marché susceptible de s’imposer. Parmi les
principaux avantages perçus, figurent la mutualisation des
investissements et des risques, une « garantie de liquidités », un plus
grand potentiel d’économies et une plus grande force de conviction
vis-à-vis des fournisseurs. Les principales difficultés concernent les
problèmes de coopération et l’harmonisation des choix technologiques entre
les participants.
Richard Laub conclut « A l’avenir, on se concentrera davantage sur des
solutions visant à accroître la productivité des acheteurs professionnels,
telles que l’eSourcing, plutôt que sur des solutions destinées à
rationaliser les flux transactionnels ».
(Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 9/10/2001)

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