L’Amazonie est à vendre sur Internet

Par 25 juin 2004

Le problème avec l’Amazonie c’est que la région n’est pas surveillée : les frontières des pays du continent sud-américain le sont mais l’armée ou la police de l’Etat brésilien ne s’aventurent pas...

Le problème avec l’Amazonie c’est que la région n’est pas surveillée : les frontières des pays du continent sud-américain le sont mais l’armée ou la police de l’Etat brésilien ne s’aventurent pas vraiment dans l’enfer vert. Pour les organismes de défense environnementale, qui sont présentes, l’organisation d’une surveillance systématique est beaucoup trop coûteuse.

Par conséquent, chacun fait un peu ce qu’il veut sur les terres amazoniennes : la forêt y perd des ressources chaque jour à cause de l’exploitation forestière, bien sûr, mais ce n’est pas tout. La dernière tendance semble être aujourd’hui de s’offrir un lopin de terre en Amazonie par le biais d’Internet. Un lopin de plusieurs hectares, tant qu’à investir.

L’association Greenpeace a ainsi dénoncé l’action de plusieurs sites web, à l’occasion d’un séminaire intitulé « L’Amazonie et le XXIème siècle » qui se tenait cette semaine à Rio de Janeiro. Paulo Adario, responsable de la région pour Greenpeace a cité l’exemple d’une annonce qui faisait la promotion d’un terrain de 300.000 hectares, dans l’état du Para.

Plusieurs sites - à l’instar de resourcesbrazil.com - vantent les bienfaits (et donc la validité de l’investissement) de la région, qui ne connaît pas les « ouragans, ni les tremblements de terre, ni les inondations, les volcans ou le terrorisme ». Et encore moins les titres de propriété, puisque aucun papier officiel ne peut être délivré sur des zones naturelles protégées.

(Atelier groupe BNP Paribas - 25/06/2004)

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