L’américain Sprint pourrait faire, selon les analystes, l’objet d’une

Par 29 septembre 1998

OPA. La bonne tenue du cours de Bourse de Sprint, malgré les turbulences boursières, a provoqué les premières rumeurs d’une possible OPA. Selon de nombreux analystes, cette bonne tenue ne peut s’ex...

OPA.
La bonne tenue du cours de Bourse de Sprint, malgré les turbulences
boursières, a provoqué les premières rumeurs d’une possible OPA. Selon de
nombreux analystes, cette bonne tenue ne peut s’expliquer que par la
préparation d’une fusion avec un autre opérateur, et tous de désigner
unanimement BellSouth.
Contrairement à certains de ses homologues, BellSouth, numéro quatre
américain sur le marché local, est pour l’instant resté en dehors du
mouvement de concentration. Présent dans les neuf états du sud-est des
Etats-Unis, BellSouth dessert 23 millions d’abonnés pour les services de
téléphonie locale et 4,5 millions en téléphonie mobile.
Un éventuel rapprochement avec Sprint lui permettrait d’entrer plus
rapidement sur le marché de longue distance.
Toutefois, France Télécom et Deutsche Telekom, détenant chacun 10 % du
capital de Sprint, devraient vraisemblablement donner leur aval sur toute
opération visant l’opérateur américain. Sprint est également actionnaire
dans Global One, la filiale commune spécialisée dans les services aux
grandes entreprises européennes. Les dirigeants européens ne semblent pas
inquiets de perdre Sprint. Michel Bon s’est ainsi exprimé sur le sujet à
plusieurs reprises “soit le nouvel opérateur est d’accord pour travailler
avec nous dans Global One, soit nous récupérons la participation de Sprint
et cherchons un autre partenaire”.
(La Tribune - 29/09/1998)

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