L’arrivée de l’euro inquiète les seniors et les femmes.

Par 31 août 1998
Mots-clés : Smart city, Europe

Selon un récent sondage réalisé par Senioragency auprès de 558 personnes âgées de plus de 60 ans, 58 % sont très ou simplement favorables à l’arrivée de l’euro. 52 % avouent avoir toujours recours...

Selon un récent sondage réalisé par Senioragency auprès de 558 personnes
âgées de plus de 60 ans, 58 % sont très ou simplement favorables à
l’arrivée de l’euro.
52 % avouent avoir toujours recours aux anciens francs pour effectuer
leurs achats ou calculer certaines sommes.
Calculer en euros pour effectuer les achats quotidiens ou les différentes
opérations financières sera très difficile pour 35 % des seniors,
difficile pour 47 %, 7 % seulement estiment que ce sera très facile.
46 % redoutent que leur pouvoir d’achat se dégrade lors de l’arrivée de
l’euro, 33 % pensent qu’il va se dégrader, seuls 8 % estiment qu’il va
s’améliorer.
Lorsque l’euro entrera en vigueur le 1er janvier 2002, 46 % réduiront
pendant les premiers mois leurs achats en attendant de s’habituer.

51,2 % des Européens sont des Européennes et 54 % d’entre elles ont une
opinion négative vis-à-vis de l’euro. Globalement, dans tous les pays de
l’Union européenne, les femmes boudent l’euro. Selon une enquête réalisée,
auprès de 500 femmes de 20 ans et plus au printemps 1997 par l’Union
féminine civique et sociale (UFCS), 26 % d’entre elles estiment que l’euro
favorisera la création d’emplois, 12,50 % qu’il fera baisser le chômage,
23 % qu’il améliorera les conditions de salaire et de travail, mais en
revanche, pour les autres, c’est le doute ou la conviction inverse qui
l’emportent.

80 % des femmes pensent qu’elles éprouveront des difficultés au moment du
changement de monnaie. Cela s’explique aisément puisque, au quotidien, ce
sont surtout les femmes qui font les courses. Comme l’explique Jean-Michel
Servet, professeur à l’université Lumière-Lyon II “elles ont construit un
référentiel de prix pour gérer le budget familial, beaucoup plus que les
hommes qui le plus souvent n’interviennent que sur quelques achats, comme
la voiture. L’euro va déstructurer ce savoir-faire”.

Les gouvernants sont aujourd’hui convaincus que la réussite de l’euro est
entre les mains des Européennes, aussi, après les marchés financiers, ce
sont elles qu’il faut désormais séduire!
(La Tribune - 1er/09/1998)

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