L’ART veut ouvrir le dossier délicat des tarifs du téléphone fixe vers

Par 26 novembre 1998
Mots-clés : Digital Working, Europe

le mobile. Jean-Michel Hubert, le président de l’ART, veut réunir les trois opérateurs pour ouvrir rapidement le dossier des tarifs entrants. Le prix d’un appel d’un téléphone fixe vers un mobile...

le mobile.
Jean-Michel Hubert, le président de l’ART, veut réunir les trois
opérateurs pour ouvrir rapidement le dossier des tarifs entrants.
Le prix d’un appel d’un téléphone fixe vers un mobile coûte en heure
pleine 2,97 F la minute, tarif jugé “trop cher” récemment par Michel
Bon, le président de France Télécom.
A l’occasion de la Semaine des Télécoms, Jean-Michel Hubert a déclaré hier
“nous avons établi des comparaisons internationales qui conduisent à
constater que la France ne figure pas parmi les pays où ces tarifs sont
les plus élevés. Nous pouvons néanmoins penser qu’ils ont vocation à
baisser, à l’initiative des opérateurs; mais nous serons attentifs à ce
que ces évolutions ne faussent ni la dynamique d’un marché effectivement
concurrentiel, ni l’équité de la concurrence entre les opérateurs”.
Que ce soit pour SFR ou pour Itinéris, la baisse des recettes liées au
tarif entrant serait pénalisante. Ne devant dégager ses premiers profits
qu’en 2001, le sujet est encore plus délicat pour Bouygues Télécom.
Selon un expert du secteur “baisser les tarifs entrants, c’est décréter
la mort de Bouygues Télécom, nuire à la rentabilité de SFR et donc de
l’ensemble de Cegetel et c’est affaiblir Itinéris sans trop affaiblir
France Télécom”.
(Les Echos La Tribune 26/11/1998)

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