L’Espagne cherche à développer le marché du câble.

Par 23 novembre 1998
Mots-clés : Digital Working, Europe

Deux ans après son lancement, le processus d’adjudication du marché du câble espagnol a été conclu jeudi. Telecom Italia et Endesa, les actionnaires de référence de Retevision, se sont imposés ave...

Deux ans après son lancement, le processus d’adjudication du marché du
câble espagnol a été conclu jeudi.
Telecom Italia et Endesa, les actionnaires de référence de Retevision, se
sont imposés avec des partenaires locaux dans une vingtaine de zones
représentant 75 % du marché. Détenu à 32,33 % par le consortium américain
Spain Com, 32,45 % par le Banco Santander, 17,6 % par Multitel et 17,6 %
par Ferrovial, Cableuropa, opérant sous l’enseigne commerciale ONO,
détient les 25 % restants.
Divisé en 43 zones, le câblage de l’ensemble du pays représentera plus de
61 milliards de F d’investissements. La vingtaine de sociétés placées sous
le contrôle de TI et d’Endesa investiront près de la moitié de cette
somme, Cableuropa 11 milliards. Devant devenir à terme le premier
opérateur de câble dans l’ensemble du pays, mais devant respecter un
moratoire de deux ans avant de pouvoir entrer sur le marché, Telefonica
investira les 20 milliards restants. Ce délai de deux ans court à partir
du moment de l’adjudication de chaque zone. Pour opérer en Catalogne,
Telefonica va donc devoir attendre juillet 1999 et mars 2000 pour Madrid.
A la fin de l’année, seuls 500 000 foyers espagnols seront câblés, soit
moins de 5 % du marché potentiel. Proposant déjà des bouquets de 25
chaînes de télévision pour 110 F par mois dans une demi-douzaine de
villes, ONO a pris un peu d’avance.
(Les Echos 23/11/1998)

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