L’Etat a commencé sa révolution informatique.

Par 29 octobre 1998
Mots-clés : Smart city

La question que tout le monde se pose: l’informatique de l’Etat pourra-t-elle être aussi efficace que celle des entreprises? La productivité administrative n’est plus un luxe et est en marche. En ef...

La question que tout le monde se pose: l’informatique de l’Etat
pourra-t-elle être aussi efficace que celle des entreprises? La
productivité administrative n’est plus un luxe et est en marche. En effet,
Internet met désormais le “shopping informatif, fiscal, social et
réglementaire” à la portée des PME, voire des travailleurs indépendants.
Depuis le début de l’année, les rapports se sont succédés sur le sujet.
Nous avons ainsi vu apparaître celui de Francis Lorentz en janvier sur le
commerce électronique, celui en mars de Michel Yolin, président du conseil
général des Mines sur Internet et les PME, celui en mai de Jean-Paul
Baquiast sur Internet et la modernisation de l’Etat, puis celui du
Conseil d’Etat sur les aspects sociaux et juridiques liés à Internet.
Les ministères et de nombreuses administrations ont aussi ouvert leurs
sites Web d’information. Certaines réalisations sont remarquables, comme
le site de la direction générale des douanes et droits indirects.
Bien sûr, ni l’information, ni les réseaux ne rendront l’administration
transparente ni plus efficace. Multipliant les freins à la modernisation,
le problème est à a fois culturel, social, politique et économique.
Selon Jean-Paul Baquiast “l’informatique lourde dans l’administration est
dotée d’un budget de 5 milliards de F par an. En revanche, on ne sait plus
rien de l’état de la bureautique”, de plus, comme il le souligne, les
sceptiques sont nombreux “les ordres corporatistes (experts comptables,
juridiques et fiscaux) ont tout intérêt à bloquer la simplification de
l’environnement réglementaire de l’entreprise pour conserver leur pré
carré”.
Internet remettant en cause les circuits de circulation de l’information
et faisant voler en éclats les positions acquises des hiérarchies
intermédiaires, les résistances étaient prévisibles.
En attendant, l’Etat va plus vite qu’on ne l’aurait imaginé. Ainsi, le
site du ministère des Finances publie les appels d’offres le concernant.
Une trentaine de formulaires administratifs sont disponibles sur les
sites Web de Bercy ainsi que sur celui d’associations parapubliques comme
Admiroute et Adminet ou bien encore dans des clubs privés d’entreprises
comme celui de Paribas (http://www.business-village.fr).
Même s’il ne s’agit pas encore de dématérialisation des procédures, c’est
un premier pas.
Les technologies de l’information gagnent depuis un an les services de
l’Etat et les organismes qui dépendent de lui, comme l’Urssaf.
Le président du chapitre français d’Internet Society, Bruno Oudet a
étudié le rôle joué par Internet dans les administrations de neuf pays.
Les procédures plus simples et au coup par coup arrivent faisant le
bonheur des PME.
Ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, Emile
Zuccarelli estime “un effort budgétaire plus significatif est
envisageable”.
Spécialiste des logiciels de communication pour micro-ordinateurs, BVRP
profite de l’explosion d’Internet et d’Intranet.
(Dossier de trois pages 29/10/1998)

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