L’été sera maussade sur le front du capital risque.

Par 23 août 2001
Mots-clés : Smart city

Selon l’indicateur Digital Business, 530,8 millions d’euros seulement ont été investis au cours du 1er semestre 2001 dans 176 sociétés Internet, contre 916 millions d’euros pour la même période de l...

Selon l’indicateur Digital Business, 530,8 millions d’euros seulement ont
été investis au cours du 1er semestre 2001 dans 176 sociétés Internet,
contre 916 millions d’euros pour la même période de l’an passé, soit une
baisse de 42 %.
Ce ralentissement est assortie d’une baisse encore plus importante du
nombre des opérations d’une année à l’autre (46,7 %).
Cette tendance à la baisse ne semble pas encore prête à s’inverser. La
baisse en termes d’investissement (en nombre, comme en montant) s’élève à
plus de 40 % entre les deux premiers trimestre 2001.
Parallèlement, les types d’investissement consentis lors des premiers
semestre 2000 et 2001 ont totalement changé. La baisse des financements
d’amorçage (5,2 % du montant des investissements au 1er semestre 2000,
contre 2,8 % au 1er semestre 2001) s’accompagne d’une chute identique des
premiers tours de table. En revanche, le financement accordé à des
sociétés déjà mûres, ayant réalisé au moins un levée de fonds auprès de
capital-risqueurs ou d’industriels croît fortement.
Cependant, des tours de table «records» continuent à être bouclés.
Ainsi, parmi les 26 tours de table supérieurs à 15 millions d’euros
recensés par l’indicateur Digital Business depuis le début 2000, 11 ont eu
lieu au 1er semestre 2000, 8 au second et 7 au 1er semestre 2001, preuve
qu’il reste toujours de l’argent.
Les dix plus importantes levées de fonds ont mobilisé 42 % du financement
au 1er semestre 2001 alors que le même nombre d’opérations ne portait que
sur 23,9 % des fonds l’an passé. La tendance est à la réduction des
tickets dans les sociétés déjà mûres. Les investissements dans ce type
d’entreprises ont été consentis au 1er semestre 2001 sur un montant moyen
de 5,5 millions d’euros, contre 10,1 millions d’euros en moyenne un an
plus tôt et 7,5 millions d’euros au 2ème semestre 2000.
Le second trimestre 2001 a atteint le plus bas concernant les premiers
tours de table depuis le début 2000. Les 15 sociétés concernées ont levé
en moyenne 1,66 million d’euros en avril, mai et juin derniers, contre
3,15 millions d’euros en moyenne parmi les premiers tours de table
réalisés au dernier trimestre 2000.
Les acteurs industriels ont participé à 20,3 % des opérations recensées
depuis janvier 2001, contre 10 % l’an dernier (8,4 % au 1er semestre
2000).
Les business angels, pour leur part, n’ont participé seuls qu’à moins de
48,9 % des opérations d’amorçage depuis le début de cette année, contre 62
% au 1er semestre 2000.
L’été 2001 s’annonce plutôt maussade pour les sociétés Internet en attente
de financement, d’autant que le bouclage d’une opération de placement
privé significative n’est plus vraiment gage de réussite, la priorité
étant nettement mise sur la rentabilité. Face à la sélectivité toujours
plus importante de la part des investisseurs envers les sociétés Internet,
il sera difficile pour les 453 sociétés Internet recensées par
l’indicateur Digital Business comme étant à la recherche de fonds (1,14
millions d’euros au total) de parvenir à leurs fins.
(Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 24/08/2001)

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