L’Idate publie la seconde édition de son étude sur « L’Internet mobile

Par 30 octobre 2001

». Le marché des services de données mobiles ou « Internet mobile » connaît des développements très mouvementés. La première phase était associée au lancement des services Wap en Europe dès la fi...

».
Le marché des services de données mobiles ou « Internet mobile » connaît
des développements très mouvementés. La première phase était associée au
lancement des services Wap en Europe dès la fin 1999. Avec 12 millions
d’utilisateurs Wap en Europe de l’Ouest fin 2000, elle n’a eu qu’un impact
assez limité. En revanche, l’usage des messages courts (SMS) sur réseaux
GSM en Europe enregistre un taux de croissance annuel de 400 % du nombre
de messages envoyés par rapport à 1999, avec une moyenne de 30 SMS par
mois et par abonné GSM. Pour sa part, le Japon est devenu le leader
mondial des services de données mobiles avec 40,4 millions d’abonnés
utilisateurs de l’i-mode de NTT DoCoMo fin juin 2001, et des services plus
ou moins équivalents de KDDI et J-Phone.
Malgré des premiers signes de ralentissement de la croissance en 2001 par
rapport aux autres années, le marché de la téléphonie mobile continue de
croître. Les cinq grands marchés européens ont progressé au 1er semestre
2001 de 8,2 %, contre 28 % au 1er semestre 2000. Le taux de pénétration de
la téléphonie mobile atteint 63 % en Europe fin 2000, contre 46 % au Japon
et 40 % aux Etats-Unis. La part de revenus, issue des services de données,
devient substantielle grâce aux SMS, plusieurs opérateurs européens
générant fin juin 2001, plus de 10 % de leurs revenus grâce à ses
services.
L’ensemble des acteurs du secteur des télécommunications mobiles a connu
un contexte boursier difficile. Plusieurs grands opérateurs et
équipementiers ont vu leur capitalisation boursière s’effondrer en
quelques mois. L’endettement des opérateurs sous l’effet d’acquisitions
réalisées au plus haut des valeurs mobiles et du prix payé dans des pays
comme le Royaume-Uni ou l’Allemagne pour l’attribution de licences UMTS
sont à l’origine notamment de ces chutes.
Le principal apport du GPRS par rapport au GSM est l’introduction de la
transmission du mode paquet, permettant de nouveaux modes de facturation
et autorisant l’utilisateur à rester connecté en permanence. L’apport
principal de la 3G sera l’augmentation des débits disponibles.
La plupart des opérateurs européens ont déployé, à la mi 2001, leur réseau
GPRS et lancé leurs premières offres pour le marché professionnel, à une
échelle restreinte. L’ouverture plus large de leurs services n’est prévue,
au mieux, qu’au début 2002. La facturation actuelle du GPRS est fonction
du volume transféré, sous forme d’abonnement, et les tarifs sont évalués
en moyenne à 3,3 euros/Mo en Europe. La disponibilité réelle d’offres
commerciales GPRS pour le grand public semble repoussée désormais au 2ème
semestre 2002.
La plupart des procédures d’attribution des licences UMTS dans les pays
européens sont terminées. Plusieurs opérateurs ont à ce jour retardé leur
calendrier de déploiement et ont ralenti les investissements en
infrastructure UMTS prévus pour 2001. Les terminaux bi-mode 2G/3G ne
seront vraisemblablement pas disponibles en grande quantité avant 2004. Le
lancement de services UMTS, amorcé au titre des licences en 2002, devrait
jusqu’à 2004 être restreint à des niches de clientèle et aux zones
géographiques dont les fréquences GSM sont en voie d’être saturées.
Dans ce contexte européen marqué par une grande incertitude quant aux
services et applications mis en place effectivement par les opérateurs,
l’Idate (http://www.idate.fr) élabore trois scénarios d’évolution du
marché.
Le « scénario de niche » repose sur l’hypothèse d’une diffusion restreinte
des services de données mobiles sur réseaux GPRS, sur plusieurs niches du
marché, constituées essentiellement de professionnels et d’early adopters
grand public, jusqu’à une large disponibilité de l’UMTS en 2004.
Le « scénario de croissance élevée » repose sur l’hypothèse d’une
diffusion large et rapide des services de données mobiles offerts aux
réseaux GPRS/UMTS sur le marché professionnel et sur le marché grand
public, pour devenir un marché de masse en quelques années.
L’Idate privilégie un scénario intermédiaire, baptisé « scénario
d’adoption progressive », reposant sur l’hypothèse d’une diffusion de
services GPRS, d’abord sur un marché restreint composé essentiellement de
professionnels, puis progressivement, à partir de la fin 2002, vers une
plus large part du marché grand public. Selon les prévisions de l’Idate,
le nombre d’utilisateurs de services sur les réseaux GPRS/UMTS s’élèverait
à 80 millions en 2005 en Europe de l’Ouest, soit 25 % de la base d’abonnés
cellulaires, pour un marché valorisé à 30 milliards d’euros.
(Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 30/10/2001)

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