L’iMac est commercialisé en France depuis samedi.

Par 14 septembre 1998

Translucide et bleutée, la coque arrondie du dernier né d’Apple rappelle davantage l’aspect d’un poste de télévision plutôt que celui d’un ordinateur de bureau. Dans un même volume sont réunis unité...

Translucide et bleutée, la coque arrondie du dernier né d’Apple rappelle
davantage l’aspect d’un poste de télévision plutôt que celui d’un
ordinateur de bureau. Dans un même volume sont réunis unité centrale et
écran. Pour supprimer les nombreux câbles de connexion qui encombre la
partie arrière des ordinateurs, Apple a fait appel à la nouvelle
technologie USB (Universal Serial Bus) qui permet de brancher en série
jusqu'à 127 périphériques. La connexion est réalisée soit par
l’intermédiaire de multiprises, soit en branchant les appareils les uns
sur les autres. La machine détecte et rend automatiquement opérationnels
les appareils connectés.
Pour 9 990 F en France, l’iMac est équipé d’un processeur G3 à 233 MHz,
de 32 mégaoctets de mémoire vive, de 2 mégaoctects de mémoire vidéo, d’un
disque dur de 4 gigaoctects, d’un lecteur de CD-ROM 24x, de deux
hauts-parleurs stéréo surround intégrés, d’un accélérateur graphique 2D et
3D, d’un modem interne le plus rapide 56 00 bits/s) pour l’accès à
Internet et d’une connexion Ethernet précieuse dès que les accès à
Internet sur le câble se développeront. Seul le lecteur de disquettes
brille par son absence.
Aux Etats-Unis, les ventes d’iMac s’envolent. En moins de dix jours, les
stocks des magasins ont été épuisés. 150 000 commandes avaient déjà été
reçu le jour même de la mise en rayon. Selon Apple, les ventes d’iMac
devraient dépasser à la fin de l’année le million d’unités dans le monde.
En France, outre les 70 Apple Center présents, la FNAC engagée massivement
derrière l’iMac l’ expose dans ses magasins depuis le 4 septembre. Les
grandes surfaces devraient le présenter dans leurs rayons pour les fêtes
de fin d’année.
Alors que depuis deux ans, la firme à la pomme vendait de moins en moins
d’ordinateurs, elle se trouve brusquerment confrontée à la situation
inverse. L’engouement pour l’iMac fait ressurgir le risque de rupture de
stocks risquant de décourager les clients les plus pressés. Tout en
assurant que “plusieurs milliers de machines” sont présentes chez les
revendeurs français, le directeur marketing d’Apple France, Jean-Pierre
Giannetti reconnaît que les usines d’Apple aux Etats-Unis, à Singapour et
en Irlande restent en phase de lancement de fabrication “à partir de la
première semaine d’octobre, nous serons en mesure de calibrer la cadence
de production en fonction d’une demande qui ne sera plus affectée par le
pic sur le marché”.
(Le Monde - 12/09/1998)

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