L’industrie biopharmaceutique en manque d’innovation

Par 29 juillet 2011
Les grands acteurs de cette industrie ont du mal à gérer l’innovation : résultat

Les grands acteurs de cette industrie ont du mal à gérer l’innovation : résultats qui ne sont pas à la hauteur des investissements, problème de culture...

La gestion de l’innovation dans le secteur industriel biopharmaceutique semble à la peine. Alors que ces entreprises ont levé des quantités très importantes de fonds pour financer leur R&D, plusieurs experts soulignent que les résultats obtenus ne sont pas à la hauteur de ce qui a été dépensé. Un signal d’autant plus inquiétant avec la modification en profondeur sur la propriété intellectuelle qui touche actuellement ce secteur. Mais cette tendance ne touche pas que le secteur bio pharmaceutique puisque les start ups travaillant dans la recherche de nouveaux matériels souffrent également d’une certaine défaillance au niveau de leurs programmes d’innovation.
 

Des programmes d’innovation existants mais mal gérés

Afin de mieux connaître l’état des lieux de l’innovation dans ce secteur, le magazine The Economist (via son pôle Economist Intelligence Unit) vient de publier une étude. Premier constat, les grands patrons eux mêmes sont conscients que l’innovation n’est pas parfaitement optimisée puisque à peine la moitié des sondés pense que celle-ci correspond aux objectifs fixés par leur entreprise. Il en résulte sans grande surprise que 50 % des entreprises de cette industrie ont comme priorité absolue de revoir de fond en comble leur R&D. Mais ce qui semble plus inquiétant est que cette refonte de leur plan d’innovation ne sert pas des objectifs de croissance mais devient simplement indispensable à la survie des entreprises.

Des particularités sectorielles

Faire évoluer les processus d’innovation dans l'industrie bio pharmaceutique fait toutefois face à certains obstacles. Parmi les freins les plus souvent évoqués, viennent en premier lieu les coûts de la restructuration ou encore les restrictions liées aux régulations en cours. Deux autres freins très spécifiques à cette industrie sont également mis en avant dans cette étude. Tout d’abord, des temps de R&D particulièrement longs, qui s’étalent généralement sur dix ou vingt ans. Plus surprenant, le rapport révèle que les acteurs de cette industrie ont du mal à changer leur mode de pensée. En clair, ils restent trop culturellement liés aux pratiques existantes et ne sont pas assez en rupture avec leurs processus internes.

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