L’industrie de l’informatique, des composants électroniques et de l'électronique grand public

Par 13 septembre 2002
Mots-clés : Smart city, Europe

Le service des études et des statistiques industrielles (SESSI) de la direction générale de l’Industrie, des technologies de l’information et des postes a réalisé des fiches sectorielles...

Le service des études et des statistiques industrielles (SESSI) de la direction générale de l’Industrie, des technologies de l’information et des postes a réalisé des fiches sectorielles sur l’industrie de l’informatique, des composants électroniques et de l’électronique grand public (entreprises de 20 personnes et plus). L’industrie de l’informatique : 2001 a été une année difficile pour les grandes entreprises informatiques. Grâce à plusieurs programmes d’équipement des salariés de grands groupes publics et privés (Vivendi, EDF ...) et à une forte demande des particuliers, le marché français a plutôt bien résisté par rapport aux autres grands marchés mondiaux. Pour faire face à la conjoncture difficile, les principaux constructeurs tentent de se restructurer (fusions, suppressions de postes, guerre des prix, transfert de technologies ...). 12 entreprises du secteur emploient 90 % des effectifs et réalisent 93 % du chiffre d’affaires. En 2001, 65 entreprises (de 20 personnes et plus) employant 30 371 collaborateurs ont réalisé au total un chiffre d’affaires hors taxes de 13 777 millions d’euros. Le taux d’exportation est de 47,1 %. L’industrie des composants électroniques En 2001, l’industrie des composants électroniques a subi une crise importante et inattendue, après une année 2000 exceptionnelle grâce au marché de la téléphonie mobile. Face à cette situation de crise, les industriels ont réduit leurs dépenses : chômage partiel, licenciements, fermetures de sites et délocalisations.Le marché mondial des semi-conducteurs a chuté de 30 %. Outre les facteurs économiques, s’est ajouté une surcapacité de production générée par les investissements massifs des années 1999 et 2000. Début 2001, les stocks importants ont ainsi alimenté les ventes au détriment de la fabrication. Tous les secteurs clients ont été touchés par la crise, excepté celui de l’automobile. L’activité des composants passifs diminue de 21 %. La production est réalisée de plus en plus par des sous-traitants cherchant à s’approvisionner au moindre coût. En 2001, 326 sociétés du secteur (de 20 personnes et plus) employant 70 404 salariés ont réalisé au toal un chiffre d’affaires de 17 764 millions d’euros. Le taux d’exportation est de 59,8 %.L’électronique grand public (EGP) Ce secteur regroupe les entreprises dont l’activité principale est la fabrication de récepteurs de télévision, de décodeurs et d’appareils vidéo, hi-fi. La croissance de ce secteur est soutenue par le passage progressif aux nouvelles technologies basées sur le numérique. La hausse de la consommation des ménages contribue à l’essor des produits haut de gamme (TV 16/9, écrans plats, home cinéma, haute fidélité). Les ventes ont progressé de 3 % en 2001, grâce aux téléviseurs et aux lecteurs DVD. L’amélioration du rapport qualité/prix a encouragé la consommation de ces produits.En revanche, les ventes de magnétoscopes ont baissé et celles des caméscopes sont restées stables. Les ventes de chaînes hi-fi et des lecteurs CD ont baissé, alors que les ventes d’amplificateurs et de systèmes d’enceintes ont suivi la croissance du home cinéma. La concentration dans ce secteur tend à diminuer. Pour rester compétitives, les grandes sociétés sous-traitent et délocalisent de plus en plus leur production. Quatre régions, dans l’ordre, l’Ile de France, les Pays de la Loire, l’Alsace et le Centre, regroupent près de deux tiers des effectifs employés dans le secteur. En 2001, 55 entreprises de ce secteur (de 20 personnes et plus) employant 10 228 salariés ont réalisé un chiffre d’affaires total HT de 3 852 millions d’euros. Le taux d’exportation du secteur est de 48,5 %. (Christine Weissrock – Atelier Groupe BNP Paribas – 13/09/2002)

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