L’industrie européenne des jeux vidéo se situe désormais au même plan

Par 26 novembre 1998

que l’industrie américaine. En rachetant Cendant Software, Jean-Marie Messier, le président de Vivendi place son groupe de communication européen au premier rang de l’industrie des loisirs électron...

que l’industrie américaine.
En rachetant Cendant Software, Jean-Marie Messier, le président de Vivendi
place son groupe de communication européen au premier rang de l’industrie
des loisirs électroniques.
Cette opération a pour les groupes européens donné le signal d’une
véritable guerre pour la conquête du marché des loisirs du futur.
Première a avoir amorcé un mouvement stratégique risqué pour une société
européenne, Infogrames acquiert, en plein Coupe du monde de football, la
licence exclusive du joueur brésilien Ronaldo pour sept jeux vidéo. Via
son label EA Sports, Electronic Arts, numéro un mondial des logiciels de
jeux, a récupéré, quant à lui, les droits du Manchester United et de la
Coupe UEFA Euro 2000. Ubi Soft, pour sa part, pioche dans le catalogue des
grandes licences mondiales.
Chargé de superviser l’ensemble des productions de la société française,
Yves Guillemot explique “les licences sont le moyen le plus rapide pour
franchir le barrage que constituent les réseaux de distribution
nord-américains. Il est ensuite plus facile d’y faire accepter des
produits originaux, une fois que l’éditeur est connu”.
Toutefois, l’achat de licences, exclusives ou non, représente un
investissement coûteux. Aussi, certains éditeurs, comme le britannique
Eidos préfèrent développer leur propre licence.
Pour s’implanter sur un marché aussi important que les Etats-Unis
“l’acquisition reste la voie la plus facile. Créer un nouveau réseau
devient difficile tandis que les proies pour une acquisition restent
nombreuses malgré la vague de consolidation du début de l’année” explique
Michael Wallace, analyste chez Warburg Dillon Read.
L’Europe a plus que jamais une carte à jouer non seulement par des
croissances externes, mais aussi en favorisant l’émergence de petits
studios de production indépendants.
Analyste chez BNP Equities, Walter Vedjovsky indique “le jeu vidéo est
l’optimum des technologies audiovisuelles”.
(Dossier de trois pages La Tribune 26/11/1998)

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