L’industrie française des technologies de l’information et de la

Par 16 octobre 2001

communication. Le service des études et des statistiques industrielles (SESSI) a récemment publié l’édition 2001 de son étude annuelle sur l’industrie française des technologies de l’information e...

communication.
Le service des études et des statistiques industrielles (SESSI) a
récemment publié l’édition 2001 de son étude annuelle sur l’industrie
française des technologies de l’information et de la communication.
Le secteur producteur de TIC regroupe les industries et les services de
trois filières : la filière informatique, la filière des
télécommunications et la filière électronique, auxquelles s’ajoute le
commerce de gros des machines de bureau et du matériel informatique.
Les marchés liés aux TIC connaissent depuis cinq ans un rythme de
développement annuel d’environ 10 %. Le poids des TIC, services et
industries confondus, augmente et représente une part allant de 4 à 5 % de
la valeur ajoutée totale à la fin des années 1990. Aujourd’hui, la
contribution de ce secteur est 3 à 4 fois plus importante que son poids
dans l’économie. Cette contribution est d’environ 20 % en France.
L’industrie et les services ont dans le secteur des TIC un poids
économique comparable. Les services des TIC (hors audiovisuel) ont réalisé
en 1999 un chiffre d’affaires de 360 milliards de F, contre 392 milliards
pour l’industrie des TIC. L’industrie emploie environ 274 000 personnes,
contre plus de 360 000 pour les services. La part des services des TIC
correspond à 40 % du chiffre d’affaires du secteur des TIC et à un peu
plus de 50 % des emplois du secteur. Pour sa part, l’industrie représente
39 % des emplois, 40 % du chiffre d’affaires et 32 % de la valeur ajoutée
du secteur TIC. Le commerce de gros de matériel informatique emploie près
de 77 000 personnes, soit 11 % des emplois, et génère un chiffre
d’affaires d’environ 195 milliards de F, soit 20 % du chiffre d’affaires
de l’ensemble du secteur TIC.
Les services de télécommunications représentent 57 % du chiffre d’affaires
total des services des TIC, précédant les services informatiques (43 %).
En revanche, les services informatiques emploient 53 % des effectifs des
services TIC, contre 47 % pour les services de télécommunications.
L’industrie française des technologies de l’information et de la
communication a réalisé en 2000 un chiffre d’affaires de 472 milliards de
F, en hausse de 20 % par rapport à 1999. Le secteur TIC réalise ainsi 11,5
% du chiffre d’affaires de l’ensemble de l’industrie manufacturière.
Les ventes des matériels de communications se sont accrues en 2000 de 27,1
%. Le chiffre d’affaires de la filière électronique, au sens large du
terme, a crû de 22,5 % grâce aux composants dont les ventes ont progressé
de 36,2 %. En revanche, le secteur de l’électronique grand public et la
fabrication d’ordinateurs sont moins performants.
53,4 % des ventes en produits TIC ont été destinées en 2000 à
l’exportation. Les exportations TIC représentent 16,4 % des exportations
de l’industrie manufacturière et plus de 30 % de leur progression.
Les secteurs TIC en France représentent près de 15 % des investissements
industriels et plus de la moitié de leur croissance en 2000. Le secteur
des télécommunications a accru ses investissements de 47 %, tandis que le
secteur de l’électronique les a plus que triplé. En revanche, après avoir
été soutenu ces dernières années, les investissements dans l’informatique
se rétractent en 2000.
En 2000, l’emploi salarié a progressé de 7,4 % dans les TIC, contre 2,5 %
dans l’ensemble manufacturier Le nombre de salariés du secteur
électronique a progressé de 23,6 %, alors que celui du secteur
informatique en a perdu 6 %.
Le chiffre d’affaires de l’industrie informatique a progressé de 6,3 %
entre 1999 et 2000. La mise en place de solutions e-business représente
l’avenir de ce secteur.
Le marché mondial de l’électronique est dominé par le Japon et les
Etats-Unis. La France occupe en Europe une place moyenne après l’Allemagne
et l’Angleterre. En 2000, les composants actifs occupent une place
importante au sein de la filière électronique française. La demande des
marchés porteurs (télécommunications, informatique et cartes à puce) a
permis à la production nationale de réaliser des performances excellentes.
2000 a été favorable aux fabricants pour les marchés classiques auxquels
s’ajoute l’automobile amenée à devenir l’un des premiers débouchés.
La croissance du secteur de l’électronique grand public, dont l’activité
principale est la fabrication de téléviseurs, de vidéo, de hifi et de
décodeurs, est soutenue par le passage progressif aux nouvelles
technologies basées sur le numérique. L’avenir de cette activité est dans
la convergence des produits avec le matériel de télécommunication et le
matériel informatique. Une dizaine de groupes réalisent les ¾ des ventes
de la branche et emploient 2/3 des effectifs en France, qu’ils soient
français, européens ou asiatiques.
L’industrie française des télécommunications est compétitive sur la scène
internationale et gagne des parts de marché. La demande de nouveaux
opérateurs se développe, suite à la libéralisation en Europe et aux
Etats-Unis. Des marchés prometteurs émergent en Asie. Toutefois, près de
74 % des exportations et 55 % des importations françaises sont encore
intracommunautaires en 2000.
Plus de 90 % des grandes entreprises sont équipées de micro-ordinateurs en
réseau, de téléphones mobiles, de lignes numériques (RNIS) et de connexion
à l’Internet. De plus, elles adoptent plus rapidement que les autres les
technologies émergentes, comme la visioconférence, les réseaux intranet et
les centres d’appels.
Les dépenses informatiques des entreprises industrielles ont progressé de
53 % entre 1996 et 1999, avec en particulier un doublement des dépenses en
logiciels. Les dépenses informatiques représentent une part de plus en
plus importante des investissements des entreprises.
Le secteur des TIC dans les pays de l’OCDE emploie près de 12,8 millions
de personnes, dont 35 % aux Etats-Unis, 16 % au Japon, 9 % au Royaume-Uni
et 8 % en Allemagne. La valeur ajoutée agrégée du secteur des TIC
représente 1 190 milliards de dollars en 1997 dans 18 pays de l’OCDE. Les
Etats-Unis contribuent pour près de la moitié de ce total, suivis par le
Japon (13 %), l’Allemagne (8 %) et le Royaume-Uni (7 %). Les dépenses de
R&D dans le secteur des TIC, avoisinant 116 milliards de F en 1997, sont
effectués à 52 % aux Etats-Unis, à 22 % au Japon. Viennent ensuite
l’Allemagne, la Corée du Sud et la France (5 % et 4 %).
La part de l’emploi du secteur des TIC occupe une part limitée dans
l’ensemble des économies des pays de l’OCDE. Elle varie de 6,3 % en Suède
à 2,5 % en Corée, avec 3,1 % en Allemagne et 3,9 % aux Etats-Unis. La part
du secteur des TIC dans la valeur ajoutée varie de 4,1 % en Australie à
8,7 % aux Etats-Unis, à 9,3 % en Suède et 10,7 % en Corée.
La part des activités manufacturières du secteur des TIC varie en Europe
de 1 à 2 % de l’emploi total dans le secteur des entreprises. L’industrie
des TIC en Europe représente de 1 à 3,9 % de la valeur ajoutée des
entreprises. La Corée du Sud (7,9 %) et l’Irlande sont les deux pays au
sein de l’OCDE dans lesquels le secteur manufacturier des TIC est le plus
important, suivis par la Finlande (3,9 %), le Japon (3,5 %), la Suède (3,4
%) et es Etats-Unis (2,5 %). L’industrie française ne représente que 1,4 %
de la valeur ajoutée et l’Allemagne 2 %.
(Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 16/10/2001)

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