L’interactivité s’empare de l’orchestre numérique

Par 16 novembre 2007
Mots-clés : Future of Retail, Europe

Des étudiants britanniques présenteront prochainement trois pièces pour orchestres composées et jouées avec des PC portables. Ces derniers seront capables de détecter le mouvement des mains des musiciens.

Une cinquantaine d’étudiants de l’université de York (Royaume-Uni) donnera à la fin du mois de novembre un concert un peu particulier, puisque l’ensemble de la musique a été composé sur des ordinateurs portables. Et durant le spectacle, les seuls instruments présents sur scène seront ces même ordinateurs. De nombreux logiciels, comme un système de vidéo-détection pour décoder les mouvements des mains, seront utilisés pendant la performance pour aider les musiciens du Worldscape Laptop Orchestra (WLO), l’ensemble numérique le plus important au monde.

Repousser les frontières entre l’homme et la machine

Les PC, fournis par Apple, permettront également à leurs utilisateurs de partager différents sons et de contrôler les données en circulation via l’Internet sans-fil. « Les ordinateurs deviennent des instruments de musique dans cette performance », souligne Ambrose Field, compositeur et directeur de l’ensemble. Et d’ajouter : « Avec le WLO, nous commençons à repousser les frontières de l’interaction homme-machine, en permettant à cinquante personnes d’explorer des univers musicaux d’une manière qui n’avait encore jamais été possible ».

Une performance réalisée en cinq semaines

Les trois pièces pour orchestre qui seront jouées ont été composées en seulement cinq semaines par les élèves. Lors du concert, les musiciens seront tous assis par terre, leur ordinateur sur les genoux. Ils seront entourés d’écrans vidéo. La lumière tamisée et le volume élevé de la musique viseront à rendre l’atmosphère étourdissante et à immerger le spectateur. « Le numérique devient une forme d’art », conclut Philip Morris, responsable du développement commercial à l’université. Qui semble ne pas connaître des artistes comme DJ Shadow ou DJ Krush, pas plus que l’Ircam, un institut consacré à la recherche et à la création musicale contemporaine.

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