L'activité semi-conducteurs de Digital Equipment reprise par Intel. La

Par 28 octobre 1997

hache de guerre entre les deux fournisseurs est enfin enterrée. On se souvient qu'Intel était accusé par Digital Equipment d'avoir exploité indûment une dizaine de brevets de la technologie de micro...

hache de guerre entre les deux fournisseurs est enfin enterrée. On se
souvient qu'Intel était accusé par Digital Equipment d'avoir exploité
indûment une dizaine de brevets de la technologie de microprocesseur Alpha
pour développer sa gamme Pentium. Cependant, bien que très performante et
n'ayant pu conquérir qu'un peu plus de 1 % du marché mondial (80 % du
marché de la micro pour Intel), malgré un investissement de 1 milliard de
dollars, cette puce coûtait cher à Digital sans pour autant lui rapporter.
Les deux fournisseurs sont enfin parvenus à un "gentlemen's agreement",
mettant ainsi fin à tous les litiges juridiques les opposant. Ils se sont
assurés des licences croisées de brevets s'accordant pendant dix ans les
droits d'exploitation sur leurs technologies mutuelles. Cependant, DEC
continuant à faire seul le design de ses puces qu'Intel fabriquera
ensuite, Gilles Granier, PDG d'Intel France, souligne "il n'y a aucun
transfert de technologie de Digital vers Intel". Cet accord doit encore
obtenir l'approbation du gouvernement fédéral. Aux termes de cet accord,
Intel acquiert pour seulement 700 millions de dollars une usine
ultramoderne actuellement en construction à Hudson (Massachusetts) et deux
centres de développement à Jérusalem et à Austin (Texas), soit 2 500
personnes au total. Grâce à cette alliance, Intel et Digital Equipment
vont collaborer pour développer la puce du futur d'Intel (à 64 bits)
connue sous le nom de code Merced, prévue pour 1999, développée
actuellement par Intel et Hewlett-Packard. Digital va non seulement
adapter à la nouvelle puce ses logiciels sous Digital Unix et Windows NT,
mais prévoit également d'étendre sa gamme avec des systèmes équipés de
processeurs Merced. Intel étudie, par ailleurs, la possibilité d'acquérir
des produits d'Acorn Risc Machines (une filiale de DEC) qui fait des puces
Strongarm, puissantes et économes en énergie ainsi que des produits
réseaux du constructeur.
(Les Echos - 28/10/1997)

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