L'administration française s'intéresse à l'open source dans les nuages

Par 28 septembre 2010
Mots-clés : Smart city, Europe
Cloud

Dans le secteur public, le taux de pénétration du cloud dans sa version open source ne dépasse pas les 6 %. Mais les mentalités évoluent vite, remarque Markess International.

Les solutions logicielles open-source séduisaient jusqu'ici par la viabilité de leur modèle économique. Elles sont maintenant sollicitées pour leurs caractéristiques innovantes par l'administration française, qui songe même sérieusement à recourir à des applications open-source hébergées dans le cloud. C'est l'une des conclusions principales de la sixième édition de l'étude annuelle conduite par Markess International sur "L'open source dans le secteur public". En 2010, 90 % des responsables interrogées (tant dans les ministères, les organismes sous tutelle, que dans les collectivités territoriales) considèrent ainsi ce dernier comme un facteur d'innovation.

Le sujet n'est plus tabou

Tant du point de vue organisationnel, que dans la gestion de projet ou dans la relation usager, relève l'étude. Pour l'étape suivante, c'est à dire pour le passage au cloud computing en version open-source, ils ne sont certes que 6 % à déclarer avoir franchi le pas. Mais le sujet n'est plus tabou, les responsables qui sont aussi les décideurs sur ce type de projets se déclarant désormais en phase d'écoute, souligne Markess International. Et envisagent cette transition à plus ou moins long terme. Pour eux, les solutions IaaS (Infrastructure as a Service) présentent des perspectives intéressantes.

L'open-source représente 16% du budget informatique

Mais ce sont les solutions open source en mode SaaS (Software as a Service) qui semblent dans un premier temps privilégiées. "Les prestataires interrogés corroborent en majorité le fait que le cloud computing offre une nouvelle voie d'accès à l'open source et affirment devoir adapter leurs offres en conséquence", indique Aurélie Courtadon, responsable des recherches sur le secteur public pour le cabinet. Pour information, en 2010, la part de l'open source est estimée à 16 % du budget informatique de l'administration française (charges de personnel interne, achats de matériel, de logiciels et prestations de services externes).

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