L'administration en ligne a besoin de chemins préétablis

Par 29 novembre 2011 1 commentaire
Mots-clés : Smart city, Afrique
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Pour améliorer l'efficacité des services gouvernementaux sur le web, une solution est de travailler, en amont, à calculer le plus court chemin informatique permettant de répondre à une requête donnée.

Afin d'accélérer l'accès aux services en ligne gouvernementaux et d'économiser de l'énergie, une solution serait de programmer à l'avance les plus courts "chemins informatiques de réponse", en fonction des demandes possibles des utilisateurs. Voilà ce que se proposent de réaliser des chercheurs de l'université Mohammed V au Maroc, à travers un modèle algorithmique basé sur l'algorithme de Floyd-Warshall, capable de calculer l'ensemble des chemins possibles permettant de répondre à telle ou telle demande, et déterminant par-là même le plus court. En règle générale, les logarithmes usuels recalculent les processus à effectuer lors de chacune des demandes des utilisateurs.

Un calcul unique

Selon les chercheurs, leur système permet de réaliser cela mais en un seul calcul. Chacune des demandes possibles étant préenregistrée, le logiciel n'a alors plus qu'à suivre un chemin prédéterminé. Par exemple, si une requête requiert plusieurs autorisations auprès de différents services, il n'est plus besoin de repasser par un serveur central entre les deux demandes d'autorisation. Selon les chercheurs, l'avantage est double : cela accélère à la fois les temps de réponse pour les internautes, tout en limitant les besoins informatiques et énergétiques du point de vue des instituts gouvernementaux.  

Un logiciel encore incomplet

A noter qu'avant de pouvoir appliquer l'algorithme, il est nécessaire d'avoir au préalable modélisé l'ensemble des tâches possibles, et les liens de corrélation entre elles, soit une masse de travail réduite, mais transférée en amont du processus. Reste également à développer un système permettant de parer en cas de dysfonctionnement d'une des étapes intermédiaires, afin de ne pas risquer de stopper le processus dans son ensemble. Aucune expérimentation réelle n'a pour l'heure été mise en place. Il s'agit de la prochaine étape du projet que souhaitent mettre en œuvre les chercheurs. 

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1 Commentaire

C'est aussi un excellent moyen de lutter contre la corruption.

Soumis par eddddd (non vérifié) - le 02 décembre 2011 à 01h24

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