L'aéroport de Francfort teste un projet de recensement biométrique des voyageurs

Par 17 février 2004

Certains des voyageurs qui atterriront à l'aéroport de Francfort entreront désormais sur le territoire allemand après qu'un appareil photo aura pris un cliché du fond de leur œil. L'aéroport...

Certains des voyageurs qui atterriront à l’aéroport de Francfort entreront désormais sur le territoire allemand après qu’un appareil photo aura pris un cliché du fond de leur œil. L’aéroport allemand, le plus important d’Europe en terme de trafic intercontinental, mène ces six prochaine moins des tests d’un projet d’identification des voyageurs grâce à leurs donnes biométriques : empreinte digitale, ADN, forme du visage, iris de l’œil,… Les passagers ne couperont certes pas aux contrôles ordinaires de sécurité, mais ils échapperont à la vérification conventionnelle de leur passeport. En lieu et place, il leur faudra déposer leur passeport sur un scanner, et se laisser prendre en photo par un appareil qui les autorisera à entrer dans le pays. Depuis les attaques du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, les efforts des gouvernements en matière de développement de la biométrie ont redoublé. Elle est en passe de devenir essentielle dans le suivi des étrangers en transit ou installés sur le sol d’un pays donné. Déjà en juillet 2003, les chefs d’Etat et de gouvernement européens réunis en Grèce inscrivaient au nombre de leurs priorités la nécessité d’introduire des données biométriques dans les passeports et les visas de leurs administrés. Outre-Atlantique, la législation américaine prévoit que 27 pays, pour la majorité européens, ajoutent des données biométriques sur les passeports de leurs citoyens édités après le 26 octobre 2004. (Atelier groupe BNP Paribas – 17/02/2004)

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