L'Allemagne relance le télé-travail. Le Groupe d'assurances du

Par 11 août 1997
Mots-clés : Smart city, Europe

Wurtemberg (la "Wûrttembergische Versicherungsgruppe") semble ravi d'avoir été parmi les premiers à déléguer au télé-travail une partie des tâches de l'entreprise. C'est ainsi que l'on appelle ici l...

Wurtemberg (la "Wûrttembergische Versicherungsgruppe") semble ravi d'avoir
été parmi les premiers à déléguer au télé-travail une partie des tâches de
l'entreprise. C'est ainsi que l'on appelle ici le travail à domicile avec
transmission informatisée. Alors que l'expérience a débuté à l'automne
1991 avec quatre salariés, elle s'est étendue à quinze autres début 1993
et continue depuis sa progression "Nos employés et leurs supérieurs sont
satisfaits du télé-travail. Chez eux, les salariés peuvent se concentrer
davantage sur leur tâche parce qu'ils ne sont pas dérangés par le
téléphone de leurs collèges. Et l'entreprise est très contente du
rendement du travail décentralisé". Après avoir tout d'abord pratiqué le
"télé-travail en alternance" en conservant sa place à l'employé dans un
bureau, la Württembergishe est passé depuis au "télé-travail intégral".
Traitant les polices de nouveaux clients et dressant le bilan de dossiers
anciens, ceux qui l'ont choisi sont pour la plupart salariés à mi-temps
avec un horaire hebdomaire total de dix-neuf heures réparties à leur guise
entre 7 et 19 heures, plage quotidienne de branchement de l'ordinateur
central de la société. Un bureau, un siège de dactylo, un ordinateur avec
modem plus un forfait de 150 marks (506 F) pour l'électricité et la
transmission par téléphonie sont mis à leur disposition par l'entreprise
"Ces salariés n'ont plus de poste dans l'entreprise. Mais ils viennent
chaque semaine au siège pour se concerter avec nous, apporter des dossiers
ou prendre des commandes. Ces visites sont importantes. Elles
contrebalancent l'isolement". On évalue en Allemagne le nombre des
télé-travailleurs à près de 150 000. Vers l'an 2000, leur nombre pourrait
être porté à 800 000. Les entreprises à raison de cinq jours complets de
travail par semaine et malgré des frais mensuels de téléphone pouvant
dépasser 500 marks (1 685 F), réalisent un gain de productivité entre 10
et 50 %. 40 à 60 % des emplois pourraient être assurés de cette façon
selon certaines études équivalent à quinze millions d'emplois en
Allemagne. Cependant, le gouvernement reste prudent et estime, pour sa
part, entre 5 et 10 % le pourcentage des trente-cinq millions d'emplois
adaptables à la télématique. Dans le cadre du programme d'action "Info
2000 - l'Allemagne au seuil de la société de l'information", Bonn a lancé
en 1996 "l'Initiative Télétravail". Un document reprenant tous les aspects
techniques et comptables du télé-travail est distribué aux entreprises
désireuses de s'informer. Le ministère de l'Economie préconisant le
télé-travail "les entreprises y gagnent en productivité, en réduction des
frais de base et en surface. Les salariés, en souplesse et maitrise de
leurs horaires" a du reste mis au télé-travail une vingtaine de ses
collaborateurs de tous les échelons, suivi depuis par d'autres
administrations fédérales.
(Le Figaro - 12/08/1997)

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