L'allocation de spectre, enjeu du développement du haut débit indien

Par 22 décembre 2008

Compte tenu d'infrastructures fixes peu denses, l'Internet haut débit en Inde devra s'appuyer sur le développement de réseaux sans fil. A condition que d'avantage de bande passante soit allouée aux opérateurs.

Dans un marché indien caractérisé par la prééminence du mobile sur le fixe, le développement de l'Internet haut débit passera par le renforcement des plates-formes mobiles ainsi que l'évolution de services sans fil à large bande. Telle est l'une des principales conclusions d'un rapport rédigé par l'ARCEP, suite à une mission en Inde. L'autorité française de régulation des télécommunications prévient cependant qu'un tel développement ne sera possible que si les autorités indiennes permettent aux opérateurs de disposer de davantage de ressources spectrales en comparaison de la faible quantité initiale qui leur a été allouée. Le contraire ralentirait considérablement la croissance de l'Internet haut débit sans fil.
Intensité concurrentielle
Selon le rapport, la faible disponibilité du spectre mis à la disposition des opérateurs indiens s'expliquait jusqu'à présent par les deux facteurs suivants. D'une part, la défense, bien qu'elle ne soit plus intégralement détentrice des bandes 8OOMHz, 1800MHz et 1900MHz, occupe encore une grande partie de ces ressources. D'autre part, l'intensité concurrentielle oblige le régulateur local, la TRAI, à limiter la quantité de fréquence allouée à chaque opérateur. En effet, tandis que chaque pays européen dispose en moyenne de trois à quatre opérateurs se faisant concurrence, ce chiffre atteint en Inde six à sept opérateurs en fonction des zones géographiques.
Passage à la 3G
Ces facteurs ont laissé l'Inde loin derrière les autres pays au niveau mondial en matière d'allocation de spectre liée au développement du système de deuxième génération dans les réseaux mobiles. D'où une optimisation poussée du spectre des fréquences placé à la limite de charge. Tandis qu'elle atteint 22MHz dans les pays ayant les meilleures pratiques internationales, la quantité moyenne de spectre allouée aux opérateurs GSM est de 17MHz. Reste à donc à ne pas rater le passage à la 3G. La TRAI doit prochainement mettre en œuvre les modalités d'attribution des licences de troisième génération mobile. Prévues pour se dérouler sous forme d'enchères, elles s'achèveront début 2009.

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