L'amélioration des systèmes de télémédecine embarqués passe par les avatars

Par 02 mars 2010
Mots-clés : Smart city

L'université du Kent modélise des individus en mouvement pour étudier sur leur image animée la trajectoire suivie par les ondes d'appareils sans-fil qu'ils portent. Le but : rendre insensibles ces derniers aux perturbations.

Pour généraliser les systèmes de télémédecine et de communication sans-fil installés sur le corps d'un individu, il faut s'assurer que leur fonctionnement ne soit pas perturbé par des éléments extérieurs. Dans ce but, une équipe de l’université du Kent propose de modéliser le corps des patients sous forme d'avatars en trois dimensions. Et d'étudier ensuite les mouvements des ondes sur ces individus virtuels. Le but : comprendre comment positionner au mieux ces systèmes, diminuer les interférences et autres situations nuisant à leur bon fonctionnement. Mais aussi réduire l'énergie nécessaire pour les alimenter. Aspect qui s'annonce comme important pour rassurer en ce qui concerne les éventuels dangers de tels systèmes pour la santé.
Un avatar test
La clé de l’utilisation des solutions de soins à distance est la réduction des coûts, et la fiabilité des communications sans-fil", explique à L'Atelier John Batchelor, responsable du projet. Pour y parvenir, l'équipe a associé un scanner laser 3D au système de capture de mouvement baptisé Vicon. Les volontaires doivent endosser une combinaison munie de capteurs de mouvements infrarouges, qui mesure leurs mouvements avec précision. Les données acquises sont ensuite utilisées pour animer un scanner de leur corps en trois dimensions. Ce sont ces avatars qui vont permettre aux chercheurs d'analyser comment les ondes "glissent" autour du corps.
Simuler la trajectoire des ondes
"Nous utilisons ces images animées pour simuler les trajectoires des canaux sans-fil", explique John Batchelor, responsable du projet, à L'Atelier. Et d'ajouter : "La performance des antennes des appareils sans-fil change de manière significative selon que ces derniers sont attachés aux vêtements, qu'ils sont loin ou près du corps. Notamment parce que les antennes bougent de concert avec les vêtements". Des tests ont déjà été réalisés sur des étudiants. Les résultats seront comparés à ceux réalisés sur de vrais patients. Le projet est mené en collaboration avec l'université de Sheffield et du Great Ormond Street Hospital.

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