Lancement de la 3ème phase d'enregistrement du .eu

Par 05 avril 2006

Troisième et dernière étape de l'enregistrement des noms de domaines en .eu. Dès le 7 avril à 11 heures, n'importe quelle personne domiciliée dans l'Union européenne pourra enregistrer le nom de...

Troisième et dernière étape de l'enregistrement des noms de domaines en .eu. Dès le 7 avril à 11 heures, n'importe quelle personne domiciliée dans l'Union européenne pourra enregistrer le nom de domaine de son choix - sous réserve qu'il n'ait pas déjà été attribué à un autre acteur européen lors de l'une des deux premières phases d'enregistrement.
 
Le lancement du .eu a été orchestré en trois phases pour éviter tout cyber-squattage. La première période était réservée aux détenteurs de marques nationales ou communautaires, aux organismes publics et aux indications géographiques et appellations d'origine. Le 7 décembre 2005, les requêtes ont été déposées par les registrars auprès desquels les demandeurs avaient constitué un dossier. La règle du "Premier arrivé, premier servi" a prévalu.
 
La deuxième phase d'enregistrement de nom de domaine en .eu concernait les détenteurs de noms commerciaux, de sociétés et de titres distinctifs des œuvres littéraires et artistiques protégées. La rapidité était là encore de rigueur.
 
Le 7 avril marquera la troisième et dernière étape du processus. Les européens qui souhaitent déposer un nom de domaine doivent constituer un dossier auprès d'un registrar accrédité. L'enjeu du dépôt d'un nom de domaine est grand pour les entreprises et les organisations mais il l'est aussi pour les particuliers. Rappelons que le nom de domaine business.com s'est revendu à 7 millions de dollars...
 
 

Cybersquatter
 

Un cybersquatter est un internaute qui achète le nom de domaine correspondant à une marque, à une célébrité ou à un produit. Le cybersquatter peut vouloir drainer la clientèle d'une marque vers son site en proposant des produits concurrents. Il peut utiliser le nom d'une personne connue pour vendre du contenu pour adulte.
 
Un cybersquatter peut aussi s'emparer d'un nom de domaine pour ensuite le revendre au propriétaire de la marque. Par exemple, si le propriétaire de "marque" a acheté le nom de domaine marque.com, le cybersquatter s'empare de marque.net ou marque.org. Comme beaucoup de ses clients seront drainés par les moteurs de recherches vers le site du cybersquatter, le propriétaire de la "marque" va chercher à le racheter.
 
Le cybersquattage est très répandu. L'un des exemples les plus connus est celui de whitehouse.org. Le site officiel de la Maison Blanche est whitehouse.gov. Des cybersquatters hébergent sur whitehouse.org une parodie du site officiel de la Maison Blanche.
 
Le cybersquatter est devenu une considération importante pour les personnalités. Ainsi, la famille royale espagnole a acheté, la veille de la naissance de l'infante, les noms de domaines qui comprenaient son futur prénom puisqu'ils étaient les seuls à en avoir connaissance.
 
Le lancement du .eu en décembre 2005 a d'ailleurs été conçu pour éviter le cybersquatting. Ainsi, la première phase d'enregistrement des noms de domaine ne concernait que les propriétaires de marque et les instances publiques. Cependant, les victimes ont des moyens de recours devant la justice.

(Atelier groupe BNP Paribas - 05/04/2006)

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