Dans les Landes, la mutualisation facilite la gestion du territoire

Par 09 avril 2010 1 commentaire

Le département dispose d'un système d'information géographique partagé permettant à des communes rurales d'accéder via le web à des données comme le cadastre, les zones naturelles... Mais aussi de combiner ces informations.

Difficile pour une petite commune de disposer de données précises et mises à jour sur son territoire pour la gestion de l'aménagement et l'information de ses concitoyens. C'est le constat qu'ont fait l'agence départementale d'aide aux collectivités locales (ADACL) et l'éditeur ESRI pour le département des Landes. Pour y remédier, ils ont lancé un système d'information géographique (SIG) partagé dédié à simplifier les opérations d'aménagement des deux cents soixante communes qui adhérent aujourd'hui au projet. Le système, baptisé Igecom 40, recense en effet des informations de différent ordre : cadastre, photos aériennes, réseaux d'électricité, zones naturelles, etc. Et surtout, il permet de croiser ces données pour répondre à un besoin ponctuel.
Croiser les données pour mieux repérer les spécificités d'une zone
Ce qui donne la possibilité d'obtenir en temps réel un plan détaillé d’une parcelle sélectionnée. Lors d'un projet de construction, par exemple, ou après une catastrophe naturelle. "Au lendemain de la tempête Klaus, les communes ont pu repérer rapidement la quantité de parcelles touchées et dans quelle mesure, pour élaborer leur montant d'indemnisations" explique à L'Atelier, Marie-Hélène Lalande, chef du projet Igecom 40. Voilà pour la gestion en amont de son territoire. Pour proposer aux populations des informations sur leur commune en accès direct, le système permet également depuis peu aux villes de publier sur leur site un certain nombre des cartes mises à leur disposition par le SIG.
Des cartes sur le site des collectivités
Comme le plan local d'urbanisme ou encore l'emplacement des déchetteries. Techniquement, le SIG propose une interface simplifiée afin de pouvoir être utilisé facilement par des non experts. "Le cœur du projet était d’adapter le logiciel aux besoins de nos utilisateurs", précise Sylvain Lafont, technicien géomaticien à l’ADACL. "Car faire utiliser les SIG aux communes landaises représentait un véritable défi". La maintenance informatique comme la mise à jour des logiciels et des données n'est ainsi pas gérée par les villes. "Mais par un serveur depuis Mont de Marsan", précise Sylvain Lafont. A terme, les responsables du projet espèrent proposer également des métadonnées ainsi qu'un accès sur mobile.

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1 Commentaire

Bonjour,

Mais pourquoi ne pas utiliser la technologie libre OpenStreetMap ?
Qui d'ailleurs a permis à la commune de Mont de Marsan de mettre en place un fond de carte très complet et de proposer des méta données comme les parkings handicapés, les Travaux ?

Soumis par pingouin des landes (non vérifié) - le 13 avril 2010 à 17h03

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