Le langage définit l'appartenance à une communauté sur les réseaux sociaux

Par 15 mars 2013 Laisser un commentaire
Communauté

Pour retrouver des communautés sur les réseaux sociaux, il suffirait de se fier au langage et aux termes qu'emploient les personnes les constituant et qui serait spécifique à celles-ci.

Pour améliorer leurs campagnes sur les réseaux sociaux, les marketeurs ont besoin d'identifier les communautés qui peuvent s'y créer. L'Atelier a récemment vu que cela pouvait passer par l'analyse des liens faibles sur ces réseaux. Un groupe de chercheurs britanniques, John Bryden, Sebastian Funk et Vincent AA Jansen, ont pour leur part choisi de se concentrer sur la sociolinguistique. En effet, si ce genre d'études existent depuis plusieurs dizaines d’années et ont déjà mis en corrélation les groupes et le langage qu’ils utilisent, comme le serait par exemple un jargon technique, les chercheurs ont effectué les mêmes constatations concernant la topologie des réseaux sociaux informatisés, et plus particulièrement sur le modèle Twitter.

Une étude linguistique

L’analyse mathématique des chercheurs repose avant tout sur la fréquence des mots. Plus un mot est utilisé entre plusieurs utilisateurs, plus la probabilité qu’ils appartiennent à la même communauté est élevée. Toutefois certaines variables sont prises en compte afin d’obtenir des statistiques plus précises: la longueur des mots, la fréquence d’usage de certaines lettres ainsi que les trois dernières lettres ont été prises en compte. Il devient ainsi possible de déterminer certains groupes à partir des mots qui se répètent le plus souvent à l’intérieur du groupe. Une communauté de sportifs utilisera davantage les mots « playoff », « bullpen » et « roster », tandis qu’une autre rassemblée autour de la religion se définira par les termes « pastors », « missional » et « worship ».

Mais aussi mathématique

A l’inverse, il est aussi possible de savoir si une personne appartient à un groupe particulier. En utilisant l’algorithme mathématique map equation, les chercheurs sont ainsi parvenus à associer à un utilisateur dans 72% des cas à un groupe culturel grâce à un échantillon de 1000 mots analysés. Leur étude complète a intégré 250.000 utilisateurs anglophones pour 75 millions de tweets. Seuls les tweets adressés à une personne ont été pris en compte et, à partir d’utilisateurs choisis aléatoirement sur le réseau social, les chercheurs sont parvenus à observer différents groupes comptant au moins 250 membres parmi leur communauté.

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