L'arbitrage améliore l'objectivité des systèmes de notation

Par 25 février 2011
Poignée de main

Pour que les différentes parties sur les sites de vente en ligne se notent sans faire intervenir de rancœur, il est tout aussi bon de ne pas dévoiler immédiatement les informations publiées et d'anonymiser les retours.

Pour améliorer l'équité et la précision des systèmes de notation des marchands et des acheteurs sur les sites de vente en ligne, les universités d'Irvine et de Karlsruhe proposent de s'en remettre à un dispositif de rétention des données. Selon eux, le problème des solutions de notation préexistantes est notamment que toute note en dessous de l'excellence aura tendance à faire fuir un acheteur ou un vendeur. Cela, même si les prestations en général sont proposées honnêtement. Du coup, cela a tendance à encourager certains à réaliser des pressions pour obtenir de bons retours. Comme menacer de rédiger un commentaire négatif sur un acheteur si ce dernier fait de même en ce qui concerne l'acheteur. Pour y remédier, ils proposent plusieurs méthodes.

Ne pas publier avant l'envoi de tous les retours

La première étant de mettre sous écrou les retours tant que les deux parties n'ont pas posté leur commentaire. Selon les chercheurs, cela permet de toute évidence de réduire le risque de poster un commentaire négatif en retour si celui qui a été attribué à celui qui doit écrire n'est pas à la hauteur de ce qu'il attendait. Et de donc de réduire le taux de possibilité que le deuxième intervenant fasse passer en priorité son intérêt personnel et son souhait de "vengeance" avant celui de l'intégrité. Deuxième méthode que l'on peut citer : celle de ne jamais révéler les commentaires qui ont été proposés, et qui sont archivés par le site. Qui ne proposera de son côté qu'une moyenne.

S'en remettre au hasard ?

Mais le problème, c'est que si un vendeur par exemple connaît précisément son pourcentage de réputation en fonction du nombre d'opérations effectuées et de sa note, il pourra deviner aisément la note attribuée par le dernier acheteur. Du coup, les scientifiques proposent de ne pas divulguer de résultat de réputation tant qu'un certain nombre de commentaires n'a pas été collecté (entre cinq et dix). Puis de procéder en ne dévoilant pas de note globale à chaque opération mais en attendant plusieurs retours - nombre déterminé de manière aléatoire - avant de délivrer une moyenne, qui rend impossible de savoir à quel acheteur revient quelle opinion.

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