L'ART autorise, sous conditions, France Télécom a distribuer le 8 via la grande distribution.

Par 02 mars 1999
Mots-clés : Digital Working, Europe

Au même titre que ses concurrents, France Télécom va pouvoir s'appuyer sur la grande distribution pour développer de nouveaux canaux de vente pour ses services de télécommunications. En particulier,...

Au même titre que ses concurrents, France Télécom va pouvoir s'appuyer sur
la grande distribution pour développer de nouveaux canaux de vente pour
ses services de télécommunications. En particulier, France Télécom est
autorisé à vendre en gros à un distributeur des minutes de communication
longue distance que ce dernier revendra ensuite au détail en prenant en
charge la facturation.
Le client devra composer un préfixe à un chiffre, le 8, pour accéder à ce
service de communication longue distance.
Toutefois, la commercialisation indirecte du 8 est assortie de nombreuses
conditions suspensives.
France Télécom devra tout d'abord établir des comptes séparés pour cette
activité. De plus, les tarifs de vente de minutes en gros devront être
soumis à l'ART qui instruira une procédure d'homologation tarifaire. Ces
tarifs seront ensuite homologués par le ministre chargé des télécoms. Le
"rabais" pouvant être consenti par France Télécom à la grande distribution
ne devra pas être inférieur aux économies réalisées s'il s'appuyait sur
une structure de commercialisation indépendante. Le tarif final offert par
le distributeur est libre, celui proposé à ce même distributeur par France
Télécom ne l'est pas.
Enfin, les clients qui s'abonneront auprès d'un distributeur indirect
allié à France Télécom (Leclerc, Carrefour, Auchan ...) bénéficieront,
dans tous les cas, des tarifs préférentiels du 8. Même s'ils oublient de
composer le préfixe 8, ils seront facturés par le distributeur qui se
fournit auprès de France Télécom.
En apprenant hier la décision de l'ART, France Télécom constatait que
"l'interdit de faire de la vente en gros, situation qui durait depuis un
an, semble levé. Mais que les modalités de mise en oeuvre sont complexes.
Nous souhaitons être traités à égalité avec nos concurrents et regarderons
si les avis sur lesquels se base l'ART sont suffisants pour justifier ces
différentes contraintes".
(Les Echos - Le Figaro - La Tribune - Libération - 02/03/1999)

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