L'assistance à la conduite automatisée ne doit pas oublier le conducteur

Par 16 novembre 2011 1 commentaire
Mots-clés : Smart city, Europe
driver assistant

Pour réduire le nombre d'accidents, les systèmes permettant de prendre le relais de l'humain peuvent être une solution. Mais seulement s'ils viennent en renfort et non pas en remplacement.

La sécurité routière passera par des systèmes avancés d'assistance au conducteur (ADAS) automatisés, c'est vrai. Mais pour que cela fonctionne, il faut que ceux-ci ne déresponsabilisent pas le conducteur. Un projet européen, nommé HAVEit (Highly Automated VEhicles for Intelligent Transport), regroupant 17 universités, instituts de recherche et compagnies comme Volvo, Volkswagen ou Continental, a mis au point un système qui se veut respecter ce processus, et qui est dit progressif. Le but était d'implanter un fort degré d'automatisation durant les situations jugées à risque. En utilisant des capteurs et des actionneurs combinés à des ordinateurs embarqués, le véhicule propose en temps réel trois modes de conduite différents : l'assistance ponctuelle, le contrôle de l'accélération et du freinage, et enfin la maîtrise de la direction. C'est le conducteur lui-même qui décide d'enclencher l'un ou l'autre de ces modes.

Des choix offerts en prenant en compte les alentours

"La plupart des gens n'apprécient pas l'idée d'automatisation, ils craignent de ne plus être en charge de leur voiture. Ici, ils ont le choix", explique le Docteur Reiner Hoeger, coordinateur du projet. Le système adopte de plus une approche progressive, prenant ou rendant peu à peu le contrôle au conducteur. Toutes les demi-secondes, le véhicule modèle, interprète l'environnement extérieur puis crée une simulation sur les deux prochaines secondes afin de déterminer si les fonctionnalités automatisées peuvent les gérer ou non. Dans le cas contraire, c'est le conducteur qui reprend la main.

Une caméra embarquée pour identifier le niveau d'attention

A l'intérieur de l'habitacle se trouve une caméra qui observe en permanence les réactions de l'utilisateur. L'ordinateur de bord se charge ensuite d'évaluer son niveau d'attention. Si la personne au volant commence à montrer des signes de fatigue, à s'endormir ou à devenir distraite, le système tente de l'alerter par des signaux visuels, sonores ou vibratoires. Si aucune amélioration n'est constatée, le véhicule prend immédiatement le contrôle de la conduite, ralentit et se place sur le bord de la route. Le système serait également capable de gérer des situations monotones comme lors des périodes de trafic intense, en suivant automatiquement la voiture le précédant, ou au contraire, lorsque l'autoroute est dégagée. L'ensemble de ces technologies pourrait être disponible dans les 5 ans à venir. 

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1 Commentaire

Les voitures sans conducteurs ( http://www.gerontechnologie.net/une-voiture-sans-conducteur-en-allemagne/311700 ) ne verront elles donc jamais le jour ?

Soumis par Gérontechnologie (non vérifié) - le 16 novembre 2011 à 19h30

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