À l'aube de sa commercialisation, la télémédication dévoile ses failles

Par 10 février 2009
Mots-clés : Smart city

Les soins gérés à distance par une puce électronique sont en passe de devenir réalité. Cette technologie soulève cependant l'inquiétude de scientifiques qui craignent un piratage des données.

Avec les avancées dans la miniaturisation des capteurs, les systèmes de distribution automatique de médicaments (RIDDS pour Remote Intelligent Drug Delivery System) ont de fortes chances d'être prochainement commercialisés. Seul problème : ceux-ci comporteraient d'importantes failles de sécurité. Failles susceptibles de favoriser le hacking, l'espionnage, ou des problèmes de blocage et de falsification. Heureusement, il existerait une solution, à savoir l'amélioration des réseaux médicaux et une plus grande sécurité des puces. C'est en tout cas le constat d'une équipe de scientifiques australiens et américains (*).
Piratage et sécurité
Ceux-ci concluent en précisant que les risques de sécurité des RIDDS doivent être pleinement considérés avant de généraliser un tel système. Pour Michaël Setton, directeur de l'intégrateur Cyberfab, cette peur est injustifiée. Pour lui les services web et les protections implantées dans les puces sont supérieurs à ceux que l'on peut trouver dans un hôpital. "N'importe qui peut entrer dans un hôpital et prendre un dossier de patient qui traîne dans un coin"ajoute-t-il. Les gains offerts par cette technologie sont supérieurs aux risques. "Une puce RFID permet de vérifier les dosages, donne plus de traçabilité, soulage réellement les patients".
Enjeux et sécurité
Pour le spécialiste de l'intégration d'applications mobiles, le vrai problème est de calculer le retour sur investissement. Pour rappel, ces systèmes de soins automatisés consistent en le placement d'une puce sous la peau. Celle-ci est reliée sans fil à un centre médical de contrôle. Ce qui rend possible la distribution automatique des soins et permet d'ajuster aux besoins la distribution de médicaments. Cette solution permet aux personnes dépendantes de regagner une certaine autonomie. Elle diminue aussi les inconvénients que représentent les injections manuelles.
(*) Dans un article à venir du International Journal of Biomedical Engineering and Techonology,

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