L'audiovisuel est florissant aux Emirats Arabes Unis

Par 10 septembre 2007

Opérateurs de télévision, diffuseurs de programmes de radio, infrastructures de télévision par câble et satellite sont indirectement ou directement des propriétés de l'état. Ce qui n'empêche pas une forte présence de créateurs de contenu étrangers, attirés en outre par des aides locales...

Opérateurs de télévision, diffuseurs de programmes de radio, infrastructures de télévision par câble et satellite sont indirectement ou directement des propriétés de l'état. Ce qui n'empêche pas une forte présence de créateurs de contenu étrangers, attirés en outre par des aides locales.
 
Comme le rappelait la mission économique aux Emirats Arabes Unis de l'Ambassade de France dans un rapport publié fin 2005, les autorités de cet Etat aiment les médias. Outre une agence de presse, neuf quotidiens et plus de 160 magazines, plus de quarante télés et une vingtaine de radios locales sont disponibles. Le pays compte trois opérateurs radio/TV principaux, Emirates Media Incorporated (EMI), Dubaï Media Incorporated (DMI) et Sharjah Radio & TV. Ces trois sociétés publiques appartiennent respectivement aux gouvernements d'Abu Dhabi, de Dubaï et de Sharjah. Si EMI et DMI proposent de plus en plus de programmes de divertissement, Sharjah Radio & TV, dont le budget demeure limité, diffusent essentiellement des programmes religieux et culturels sur une station de radio et une chaîne de télévision. Emirates Media Incorporated (EMI) est présidée par le Ministre de l’Information et de la Culture. 
 
Satellite et câble dominent
 
C'est l’un des acteurs les plus importants du secteur des médias aux Emirats Arabes Unis. EMI possède six stations de radio et trois publications écrites, et enfin, trois chaînes de télévision. Dubai Media Incorporated (DMI) est présidée par le Prince héritier de Dubaï. Outre un journal quotidien en langue arabe, DMI possède quatre stations de radio et quatre chaînes de télévision. Il s'agit du seul opérateur à s'être lancé dans la TNT. Le satellite et le câble constituent, à ce jour, les deux principaux canaux de diffusion utilisés aux Emirats Arabes Unis pour la télévision numérique. Plusieurs dizaines de chaînes sont aujourd’hui accessibles via les satellites Intelsat, Arabsat, Hotbird, Asiasat et Nilesat.
 
La TNT est une réalité
 
Les principaux fournisseurs de bouquets satellitaires aux EAU sont Showtime, Orbit et Arab Digital Distribution. Le câble est au main d'un seul prestataire : E-Vision. Cette filiale d'Etisalat, l’opérateur historique de télécommunications, offre depuis avril 2000 un service d’accès à la télévision câblée numérique. Ses services étaient, début 2005, accessibles dans 5 villes du pays : Abu Dhabi, Dubaï, Sharjah, Al Ain et Ajman. Soit 300 000 foyers reliés. Plus de 200 chaînes, locales et étrangères y sont proposées. E-Vision est d’ores et déjà très présent sur le segment de la télévision interactive. Outre des jeux interactifs, l’opérateur propose depuis cinq ans une chaîne de « programmes à la carte » (pay per view channel).
 

Des zones franches réussies
 
Dès 2001, les autorités locales ont l'idée de lancer une zone franche consacrée aux médias.  Dubaï Media City. Sous la houlette de Dubaï Technology et de la Media Free Zone Authority (TECOM), cette zone regroupait en juillet 2005 plus de 900 entreprises (contre 190 fin 2001 et 660 en juillet 2003). Sont présents aussi bien des services marketing, d’édition et d’impression, de production et post-production, de télédiffusion, des nouveaux médias... Des grands noms sont là : CNN Arabic, Reuters, BBC World Limited, International, Advertising Association, CNBC Arabiya, MBC. En plus des avantages fiscaux, Dubaï Media City met à disposition de ses clients des infrastructures techniques (studios de production et post-production entièrement digitalisés, connexion Internet à haut débit...) et une vaste gamme de services (salles de conférence, logements,...). Le succès est tel que début 2005 est annoncé le lancement d’un nouveau projet de zone franche, Dubaï Studio City. Mais cette fois, centrée sur les secteurs du broadcast, de la production et de la post-production. Ce, pour encourager le développement d’une véritable industrie du film et de la musique à Dubaï. Pour ses promoteurs, le coût initial est supérieur à 100 millions de dollars.

(Atelier groupe BNP Paribas - 10/09/2007)

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