Quand l'aumônier des prisons prêche en ligne

Par 12 décembre 2008

Aux Etats-Unis, nombre d'églises se servent du web pour attirer les croyants. Dernière trouvaille de l'une d'entre elles : organiser un office dans un établissement pénitentiaire sous forme de webcast.

Après s'être longtemps servies de la télévision pour prêcher la bonne parole, les églises évangélistes américaines se tournent de plus en en plus vers le web pour faire du prosélytisme. L'une d'entre elles, la Northland Church, entend ainsi faire entendre sa voix jusque dans les prisons : elle a organisé la diffusion en direct par webcast d'une messe dans un centre pénitentiaire en Floride. Un ordinateur, un projecteur vidéo et des enceintes ont permis de retransmettre à une cinquantaine de prisonniers les sermons d'un prêtre se trouvant hors les murs de la prison. La Northland Church fait partie des cent Eglises américaines les plus influentes.
Interaction accrue
Elle revendique également l'une des croissances les plus rapides en nombre de fidèles. Ce succès est en partie dû à l'utilisation du web comme technique d'évangélisation. Celui-ci permet de toucher de nombreuses populations mais surtout de personnaliser le message à délivrer en fonction du profil de ces populations et aussi d'envisager une interaction avec les personnes qui assistent à l'office. C'est ainsi que la Northland Church a déjà recours au webcasts et aux podcasts pour faire passer son message depuis déjà deux ans. Elle explique que ce type de méthodes permet de faire entrer l'église jusque dans des lieux où elle est habituellement très peu présente.
L'église au bureau ou au fastfood
Exemples : les bureau, les cafés, les bases militaires et même les fastfoods. Le fidèle peut ainsi écouter un prêche quand il en a le temps. Il n'est pas obligé d'assister aux offices à heures fixes. Les Eglises européennes ne sont évidemment pas friandes de tels procédés, qu'elles assimilent parfois à des techniques de marketing un peu agressives. D'autant plus qu'elles considèrent qu'une religion n'est pas un choix à la carte. Cela dit, la technologie n'est pas en soi contradictoire avec la religion. A Dubaï, par exemple, une société propose un service de paiement mobile permettant de calculer le montant de la zakat et de transférer ce montant directement. Le web et la foi ont au moins un point commun : la dématérialisation !

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