[Laval Virtual] Taodyne part à la conquête de l’affichage interactif urbain 3D sans lunettes

Par 11 avril 2014
affichage interactif 3D sans lunettes

La startup française mise sur la 3D pour donner un nouveau souffle à l’affichage publicitaire. Et ce, via un logiciel proposant à ses clients technologie et contenus interactifs. Objectif : devenir numéro un mondial.

On est devenus aveugles aux écrans publicitaires. L’interactivité permet de faire revenir l’attention des consommateurs. Elle augmenterait même le taux de participation de 80%, affirme Christophe de Dinechin, cofondateur de la start-up française Taodyne, présentée actuellement au  Laval Virtual. "Et si l’on apporte la 3D à une publicité interactive en 2D, l’impact est plus fort" argue la startup. "L’acte d’achat est 40% supérieur par rapport à un écran 2D", ajoute Christophe, citant plusieurs études. La spécificité de Tao, le logiciel développé et commercialisé par la startup est d’intégrer tous les aspects de la 3D (affichage, modèles ou scènes, films tournés via captation ou CGI, transformations et effets, interfaces de programmation); avec ou sans lunettes. "L'affichage en 3D relief est un facteur visuellement très différenciant, mais pouvoir aussi afficher en 2D sans changer le contenu est essentiel pour beaucoup de clients" explique Christophe. Ces derniers peuvent donc choisir des endroits stratégiques pour installer un écran 3D et des écrans 2D moins chers ailleurs.

Fournir une solution complète de 3D en relief sans lunettes

Pour aider la marque à scénariser un univers donné, la startup propose des contenus en plus de sa technologie. "Nous cherchons à fournir une solution complète pour l'affichage publicitaire en 3D relief". Pas forcément besoin de lunettes grâce à l’autostéréocopie, procédé qui sépare l’image au niveau de l’écran soit à l'aide d'un réseau lenticulaire, soit à l'aide d'une barrière de parallaxe. Tao pilote pour sa part des écrans issus de fabricants divers (Alioscopy, United Entertain, Dimenco/Philips ou encore Tridelity) via le réseau lenticulaire. Cela consiste à envoyer la lumière de pixels adjacents dans des directions légèrement différentes de façon à ce qu'à une certaine distance, cette lumière aille vers l’œil droit et une autre lumière vers l'oeil gauche. Le logiciel pilote les pixels individuellement pour combiner 8 images sur l'écran, chaque oeil ne recevant qu'une seule de ces images à un moment donné. S’agissant des offres, la startup propose un produit de création de contenu pour des développeurs 3D, sous la forme d’une licence. Il est question prochainement de proposer sous forme d’abonnements des présentations 3D sophistiquées à partir de modèles professionnels.

La France à l’écart du marché

"Sur ce segment, aujourd'hui petit, mais en croissance très rapide, il y a une courte fenêtre d'opportunité", juge Christophe. Ce dernier affiche clairement ses ambitions : devenir le leader mondial du marché de l'affichage publicitaire en 3D relief !  Pour l’heure, Taodyne peut compter sur l’Allemagne depuis la signature récente d’un contrat de commercialisation avec un afficheur allemand dont il préfère pour l’instant taire le nom. La semaine prochaine, direction les Etats-Unis puis ensuite la Chine où la startup lorgne les quelques milliers d’écrans interactifs 3D en circulation. Et le marché français? "Ce n'est pas que nous ne l'attaquons pas, c'est qu'il se défend, le bougre! " constate Christophe. L’affichage numérique n’y est que marginal avec un taux de pénétration de l'ordre de 1 à 2% de l'affichage public en France.  Le marché bute contre des contraintes d'ordre légal répondant à des contraintes écologiques. D’ailleurs, c’est le code de l’Environnement qui règlemente la publicité, les enseignes et les préenseignes (sauf dérogations) visibles de toute voie de circulation en vue de la protection des paysages. En dehors des agglomérations, la publicité est interdite. "En ville, ajoute Christophe, JC Decaux nous a dit qu'il existe des contraintes électriques",  notamment pour les abribus qui sont alimentés par l’éclairage public et qui s’interrompent. Contacté, JC Decaux n’a pas souhaité répondre.

 

 

 

 

 

 

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