L'avatar enseigne l'art de la communication aux apprentis dentistes

Par 24 juillet 2008
Mots-clés : Smart city

Pratiquer n'est pas tout, il faut aussi savoir gérer la relation avec son malade. C'est ce qu'apprennent les étudiants dentistes de la Case Western Reserve University, via des avatars sur Second life.

Masha est une patiente virtuelle, qui demeure sur Second Life, et a des rendez-vous quotidiens chez le dentiste. Elle est en effet l'avatar qui apprend aux étudiants dentistes de la Case Western Reserve University School Of Dental Medicine à gérer la communication avec leurs malades. "Nous avions déjà des programmes d'enseignement virtuel pour permettre aux élèves de simuler des pratiques médicales ou chirurgicales", indique Kristin Victoroff, professeur et à l'initiative du projet de cabinet dentaire sur second Life. "Il s'agit désormais d'appliquer les mêmes méthodes pour améliorer une autre face du métier de dentiste : la relation avec le patient". Ainsi le projet Innovative Dental Assessment Research and Development (IDEA) développe des scénarii de communication avec les malades, dans le but d'entraîner et noter les élèves en fin d'année.
Un cabinet dentaire virtuel
Un avatar a de nombreux avantages pour ce type d'exercice : pas de secret médical à respecter, multiplicité des situations, des maux à soigner, des explications à donner pour les jeunes médecins. Le projet, qui sera développé sur trois ans, va par ailleurs mettre en scène différentes situations : l'élève dentiste peut se retrouver dans un cabinet médical virtuel, face à son malade, ou bien dans une pièce de théâtre interactive, avec d'autres étudiants en ligne, et gérer l'échange avec le patient virtuel. Pendant le premier semestre de cette année, un groupe composé de soixante-dix étudiants a participé à un programme pilote.
Aborder des sujets sensibles avec son patient
Le projet portait pour cette première initiative sur le développement de scénarii qui mettaient les étudiants dans différentes situations. Ils devaient par exemple fournir des conseils à un patient souhaitant arrêter de fumer en lui expliquant les procédures à suivre, et en lui donnant les options de soins ainsi qu'en le prévenant des difficultés encourues. "Nous ne souhaitons pas prouver que cette méthode d'enseignement est meilleure que celle suivie traditionnellement", assure Kristin Victoroff. "Mais nous voulons en démontrer l'efficacité, ainsi que la réduction de coût qu'elle permet aux universités". A noter : le projet est mené en parallèle avec le College of Arts and Sciences.

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