Quand l'avatar teste les apprentis pharmaciens

Par 23 janvier 2009
Mots-clés : Smart city, Asie-Pacifique

Le patient virtuel développé par l'université de Keele permet aux étudiants en pharmacie d'améliorer leurs relations avec leurs clients.

Les apprentis dentistes américains pouvaient déjà améliorer leur sens de la relation avec les patients en discutant sur Second Life avec un avatar. C'est désormais au tour des futurs pharmaciens d'adopter ce mode d'apprentissage. L'université de Keele a mis au point un patient virtuel qui permet de reconstituer l'ensemble de l'entretien que les pharmaciens sont susceptibles d'avoir avec les clients. Les premiers à interagir avec l'avatar sont les étudiants de l'école de pharmacie de Staffordshire. Ils peuvent discuter avec ce personnage virtuel grâce à un système de reconnaissance vocale ou en tapant leurs questions sur une interface dédiée. L'avatar répond ensuite oralement et exprime également des émotions comme la douleur, le stress ou l'anxiété.
Faciliter la prise de décisions
À la fin de la session, le personnage virtuel fait à l'étudiant un résumé de sa prestation, en lui expliquant quelles compétences il doit améliorer. Le système peut être déployé soit en classe soit chez soi, depuis Internet. Il s'agit d'apprendre aux jeunes à être plus efficaces dans leurs prises de décisions et à gérer efficacement ces relations. Les chercheurs veulent aussi réduire toute possible interaction médicamenteuse, en apprenant aux étudiants à poser à chaque fois certaines questions primordiales. "Ce patient virtuel permet à l'élève d'apprendre de ses erreurs dans un environnement privilégié".
Patient et médecin virtuels
"Il peut être programmé pour être allergique à la pénicilline, et souffrir de choc anaphylactique si l'étudiant oublie de lui poser la question avant de lui donner un médicament en contenant", explique Stephen Chapman, responsable de l'école de pharmacie. L'université de Keele a aussi développé un avatar de médecin pour entraîner les grossistes pharmaceutiques. Elle travaille désormais avec l'université de Monash, à Melbourne, pour développer quatre avatars de ce type. Elle dispose d'une enveloppe de 50 000 livres pour mener à bien ce projet.

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