L'avenir du contenu sur mobile ne passe pas que par les magasins d'applications

Par 10 mai 2010 1 commentaire
Mots-clés : Smart city

Le modèle est efficace, note Frost and Sullivan, qui en regrette néanmoins le système fractionné et la difficulté pour les petits développeurs à se faire une place. Une plate-forme web ouverte s'annonce comme une solution.

Le succès du magasin d'applications d'Apple a facilité la mise en place d'un modèle de distribution fonctionnel du contenu sur les mobiles, souligne une récente étude de Frost and Sullivan. Ouvrant la voie à d'autres initiatives telles que celle de Google. Mais pour le chercheur à l'initiative du rapport, la croissance du web mobile permet d'envisager un autre mode de distribution, par Internet directement. "Le succès de l'App Store est incontestable, et il constitue un moteur pour l'innovation", précise à L'Atelier Saverio Romeo, le chercheur à l'origine de l'étude. Notamment en proposant un modèle basé sur le partage des revenus et en ajoutant un interlocuteur entre le consommateur et l'opérateur. Ce qui permet aux développeurs de toucher les utilisateurs sans passer de manière obligatoire par les opérateurs. Selon l'étude, ce système est amené à perdurer, mais il devra se confronter à plusieurs difficultés. La multiplication des "stores" qui utilisent différentes plates-formes de développement complique ainsi le développement de modules pour les petites et moyennes entreprises.
L'App Store crée un environnement fractionné
Cela demande en effet des coûts supplémentaires pour pouvoir être présents sur ces différents environnements, et donc toucher un large public. "Ce modèle crée un environnement fractionné", regrette ainsi Saverio Romeo. Une autre approche est possible, comme il l'explique à L'Atelier : "une plate-forme web ouverte, qui permet aux développeurs de créer des applications accessibles depuis une plus grande gamme d'appareils mobiles". Avec plusieurs enjeux à la clé. Pour le spécialiste, un tel environnement ouvert attirera davantage de développeurs, et surtout davantage de marketeurs. "En proposant des applications web pour l'ensemble des mobinautes, quelque soit leur smartphone, il sera possible d'augmenter l'audience, et donc d'intéresser les publicitaires", explique-t-il.
La publicité au cœur des applications web
Selon le chercheur, plusieurs acteurs mettent aujourd'hui en avant cette autre voie, comme Mozilla, Taptu ou Opera Software. Et d'ici quelques années, les chances sont grandes pour que ces deux systèmes cohabitent.  "La question n'est pas de savoir lequel des deux modèles sera pérenne, ou lequel sortira vainqueur de la lutte", note le responsable de l'étude. "Dans le court terme, il va y avoir une coexistence de ces deux modèles, c'est-à-dire deux avenues parallèles, que pourront emprunter les développeurs", anticipe-t-il. Reste que, souligne-t-il, la compétition entre ces deux modèles favorisera une baisse du prix des applications. Et obligera les acteurs du secteur à inclure des sources alternatives de revenu, comme la publicité.
* The Modes of the mobile content industry - the stores and the web

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1 Commentaire

Tout à fait d'accord! D'où l'intérêt d'un site comme http://keemob.com, qui est multi plateforme, et regroupe à la fois les sites web mobiles et les applications!

Soumis par Faure (non vérifié) - le 11 mai 2010 à 11h33

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